Corfou n’est pas une île comme les autres en Grèce. Là où les Cyclades jouent sur le blanc des façades et l’ocre des pierres, Corfou est verte, densément verte, d’une verdure presque méditerranéenne qui tient de l’olive, du cyprès, du laurier et du myrte poussant jusqu’au bord de l’eau. L’héritage vénitien de sa vieille ville classée à l’UNESCO, les eaux turquoise de la mer Ionienne, les couchers de soleil sur l’Albanie visible à dix kilomètres, tout contribue à faire de cette île ionienne l’une des destinations les plus complexes et les plus belles de Grèce. Les meilleures adresses y ont compris que le luxe se fait ici en dialogue avec le paysage, pas en compétition avec lui.
The Mark Hotel New York : Immersion dans le palace de l’Upper East Side signé Jacques Grange
On distingue assez vite, dans l’hôtellerie de luxe, les établissements qui cherchent à impressionner et ceux qui cherchent à envelopper. Les premiers misent sur la démonstration. Les seconds parient sur quelque chose de plus difficile à concevoir et de plus durable à vivre : une atmosphère qui accueille sans s’imposer, un luxe qui se révèle dans les détails plutôt que dans les façades. The Mark s’y dévoile.
Niché à l’angle de la 77th Street et de Madison Avenue, dans un immeuble néo-Renaissance italienne érigé par les architectes Schwartz & Gross en 1926, The Mark Hotel New York a été entièrement réinventé pour le XXIe siècle sans jamais trahir l’élégance de son passé. Cette tension entre la mémoire d’un bâtiment et l’ambition d’une adresse contemporaine, Jacques Grange l’a résolue avec l’intelligence qui n’appartient qu’aux très grands : en décidant que les deux n’avaient pas à se résoudre, qu’ils pouvaient cohabiter avec la même évidence que l’ironie et la beauté. Ce que Vogue a résumé en trois mots : « It’s just so glamorous » et ce que Condé Nast Traveller a traduit par « Luxury wrapped in fun », nous l’avons vérifié de l’intérieur. Ces formules tentent de nommer quelque chose de réel : la légèreté avec laquelle The Mark porte son excellence, et l’impression persistante, tout au long d’un séjour, que l’hôtel est heureux que vous soyez là.
Jacques Grange, les sols à rayures et l’obsession du détail
La première chose que l’on remarque en franchissant les portes de The Mark, ce sont les sols. Ce damier de rayures noires et blanches qui court du lobby jusqu’aux couloirs, signature absolue de l’hôtel, imaginée par Jacques Grange, dit immédiatement que l’on entre dans un lieu qui a une vision propre et l’assume sans équivoque. Ce n’est pas un hôtel qui cherche à plaire à tout le monde. C’est un hôtel qui sait exactement qui il est. Jacques Grange, dont la liste de clients traverse un demi-siècle de goût exigeant, d’Yves Saint Laurent à la Princesse de Monaco, en passant par certains des intérieurs les plus discrets et les plus aboutis de la planète, a orchestré chaque espace public et chaque chambre avec cette capacité rare à harmoniser le classique et l’avant-garde sans jamais sacrifier l’un à l’autre. Les deux ne s’opposent pas chez Grange. Ils se complètent, avec la précision de deux langages qui auraient appris à se parler.
En collaboration avec l’antiquaire parisien Pierre Passebon, dont l’œil pour les objets rares est l’un des plus sûrs de sa génération, il a constitué une collection commandée exclusivement pour The Mark à des artistes et artisans dont les noms disent à eux seuls la hauteur des ambitions : Ron Arad, Vladimir Kagan, Mattia Bonetti, Paul Mathieu, Eric Schmitt, Rachel Howard, Todd Eberle et Karl Lagerfeld. Le résultat n’est pas un hôtel décoré. C’est un hôtel habité, dont les espaces communs méritent l’attente et les couloirs méritent l’attention. Un musée privé dans lequel on dormirait, et qui aurait eu la bonne idée d’engager Jean-Georges Vongerichten.

The Mark Hotel New York : Les chambres, les suites et la certitude d’être attendu
Les 106 chambres et 44 suites s’étendent de 37 à plus de 900 mètres carrés, proportions qui, à New York, relèvent de l’exception pure. Dans les chambres standard, entre 37 et 46 mètres carrés, chaque détail a été pensé comme une déclaration d’intention plutôt que comme une commodité. Les salles de bains cumulent baignoires à immersion profonde, douches séparées, doubles lavabos et marbre italien du sol au plafond, une générosité de matière qui dit quelque chose sur la façon dont The Mark envisage l’intimité de ses hôtes. Les produits de soin sont signés La Bottega, manufacture italienne de renom. Les bars privés en chambre, construits sur des plans de travail en granit noir avec réfrigérateurs Sub-Zero et tiroirs congélateurs sur mesure, n’ont rien à envier aux cuisines des meilleures résidences privées de Manhattan. Et partout, en filigrane olfactif, le Jurassic Flower de Frédéric Malle, fragrance signature de l’hôtel, qui imprègne chaque espace d’une présence botanique subtile, persistante et absolument inoubliable.
Le service fonctionne sur un principe simple et exigeant : anticiper plutôt que répondre. On n’attend rien chez The Mark parce que tout a déjà été pensé avant que le besoin ne se formule. C’est la définition la plus précise du grand service, non pas la réactivité, mais l’invisibilité.

The Mark Hotel New York : Le penthouse, 10 000 pieds carrés, 100 000 dollars la nuit et la suite la plus grande des États-Unis
Au sommet des deux derniers étages de The Mark trône ce que beaucoup considèrent comme la suite hôtelière la plus remarquable d’Amérique du Nord. Plus de 10 000 pieds carrés répartis sur deux niveaux, 2 500 pieds carrés de terrasse sur les toits avec vue directe sur Central Park, le Metropolitan Museum of Art et le skyline de Manhattan, quatre chambres, quatre cheminées, cinq salles de bains, deux bars humides et un mobilier entièrement dessiné sur mesure par Jacques Grange, dont chaque pièce est unique. La salle de fitness Technogym et le spa en collaboration avec Augustinus Bader ont récemment rejoint un espace qui représente déjà à lui seul une thèse sur ce que peut être un appartement privé à Manhattan. Le cold plunge en terrasse, avec Central Park pour seul horizon, convertit la récupération physique en acte contemplatif. Prix affiché : 100 000 dollars la nuit.
Pendant la Coupe du Monde 2026, The Mark a poussé cette proposition jusqu’à son terme le plus spectaculaire avec The Mark World Cup Extravaganza, une expérience à un million de dollars conçue pour six personnes sur cinq nuits, du 16 au 21 juillet. Le penthouse complet, deux chambres supplémentaires pour le staff ou l’équipe, un butler dédié vingt-quatre heures sur vingt-quatre, un massothérapeute en appel permanent, des écrans surdimensionnés pour suivre les matchs depuis le salon configuré à cet effet, martinis glacés et service de caviar Kaspia sur la terrasse avec vue sur Central Park. Et pour la finale : un transfert en hélicoptère privé depuis Manhattan jusqu’aux abords du stade, des places en tribune d’honneur côté terrain avec accès à un lounge exclusif. The Mark ne proposait pas une loge VIP. Il proposait de vivre la Coupe du Monde comme si la ville entière appartenait à ses hôtes pour une semaine.


The Mark Hotel New York : Jean-Georges, Caviar Kaspia et The Mark Bar
La table est signée Jean-Georges Vongerichten, l’un des chefs les plus influents de New York depuis trois décennies. The Mark Restaurant by Jean-Georges propose une cuisine tout au long du jour dans un atrium baigné de lumière naturelle ou dans l’élégance feutrée du salon, avec des menus de saison construits autour de produits de marché et relevés des épices globales qui sont la signature du chef. Chef Michael Hursa dirige les cuisines au quotidien pour 104 couverts, plus une salle privée de 22 personnes. Le room service 24h/24 vient directement de la même cuisine.

Caviar Kaspia at The Mark est la seule adresse de l’institution parisienne hors de France, conçue là encore par Jacques Grange, qui a transplanté les nappes bleues, les banquettes en mohair vert émeraude, les boiseries et le bar en marbre noir belge de la place de la Madeleine à l’Upper East Side avec une fidélité confondante. La pomme de terre deux fois cuite nappée de caviar reste l’une des expériences gastronomiques les plus mémorables que New York puisse offrir.
The Mark Bar, derrière un comptoir avant-gardiste dessiné par l’artiste français Guy de Rougemont et meublé de pièces de Vladimir Kagan, est l’endroit où un cocktail prend naturellement le temps d’une conversation. L’espace a cette qualité rare d’un bar dans lequel on n’a pas envie de se dépêcher.

L’expérience The Mark, au-delà de l’hôtel
Ce qui distingue The Mark de toute autre adresse de luxe new-yorkaise, c’est sa façon de prolonger l’hospitalité hors de ses murs avec la même cohérence qu’à l’intérieur. Un voilier Herreshoff de 70 pieds attend dans le port pour une navigation privée dans la baie de New York. Des bicyclettes Mercedes-Benz permettent de rejoindre Central Park où Jean-Georges a composé un pique-nique gastronomique. Des pedicabs aux rayures noires et blanches conduisent à Bergdorf Goodman. La Haute Dog Cart by Jean-Georges propose au coin de la rue les hot-dogs les plus raffinés de Manhattan. Les chiens bénéficient d’un menu « Spoiled Dog’s » spécialement composé. Les enfants trouvent dans les suites des soirées pyjama aménagées sur mesure.

Le tout à deux pas du Metropolitan Museum of Art et de la Frick Collection, partenaires officiels de l’hôtel, dans le quartier qui concentre peut-être la plus haute densité de beauté par mètre carré de toute la ville. Et chaque premier lundi de mai, The Mark se transforme en avant-scène du Met Gala, accueillant célébrités, maisons de mode et stylistes du monde entier pour la plus grande soirée de la mode mondiale. Le palmarès dit le reste : meilleur hôtel de ville au monde selon les Tatler Travel Awards 2026, seul hôtel de New York dans le World’s 50 Best Hotels 2025, deux clés Michelin, Gold List Condé Nast Traveler.








































