Les parfums les plus chers du monde ne se vendent pas, ils s’exposent. Fruits de plusieurs années de recherche olfactive, ces jus rares sont enfermés dans des flacons qui relèvent davantage de l’orfèvrerie et de la haute joaillerie que de la parfumerie traditionnelle. Baccarat, Saint-Louis, or 24 carats, diamants, ambre gris, oud, musc… Voici notre classement 2026 des dix parfums les plus exclusifs de la planète, du 10e au 1er, avec des prix allant de quelques centaines à plus d’un million d’euros la bouteille.
Chanel : Un empire viticole renforcé, une nouvelle acquisition dans la Napa Valley
Il est des territoires que les grandes Maisons n’abordent jamais par hasard. Elles les choisissent comme on choisit une matière rare : pour ce qu’ils racontent, pour ce qu’ils promettent, pour ce qu’ils révèlent d’une vision plus vaste. Depuis plusieurs années, Chanel tisse ainsi, avec une discrétion maîtrisée, un dialogue de plus en plus profond avec le monde du vin.

Au cœur de la Napa Valley, la Maison poursuit aujourd’hui cette conversation avec une nouvelle acquisition qui prolonge son empreinte californienne. Après avoir posé ses premiers jalons en 2015 avec St. Supéry Estate Vineyards & Winery, elle enrichit son territoire en intégrant les terres du Rudd Estate, domaine reconnu pour son approche exigeante, entre culture biologique et biodynamique. Ici, la vigne n’est pas seulement cultivée : elle est écoutée, accompagnée, interprétée.

Ce geste n’est pas une incursion, mais la continuité d’une histoire patiemment construite. Car avant la lumière californienne, il y eut les sols profonds de Saint-Émilion et de Margaux, où la Maison veille sur des propriétés telles que Château Canon, Château Berliquet ou encore Château Rauzan-Ségla. Des terres où le temps s’inscrit dans la matière, où chaque millésime devient mémoire.

Puis vint le Sud, et la lumière presque liquide de Porquerolles. Avec le Domaine de l’Ile et le Domaine Perzinsky, Chanel a investi un paysage fragile, protégé, où la vigne dialogue avec la mer. Là encore, une même exigence : respecter, révéler, transmettre.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Au-delà des acquisitions, la Maison dessine une cartographie sensible du goût, une vision où le vin devient prolongement naturel de son langage. Un art de vivre où l’excellence ne se limite pas à l’objet, mais s’étend à l’expérience, au geste, au temps long.

En consolidant également son réseau de distribution à travers Lavinia, Chanel ne se contente plus de produire : elle orchestre. Elle relie les origines aux regards contemporains, les terroirs aux amateurs éclairés.
Dans cette expansion silencieuse, une évidence se dessine : pour la Maison, le luxe ne se contente plus de se porter. Il se goûte, se partage, se transmet comme un grand vin, dont la profondeur ne se révèle qu’avec le temps.



