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Guide des Cocktails de l’Été 2026 : Histoire et Recettes

Date : 27 juin 2026
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La plupart des grands cocktails sont associés à un lieu et à une période de création. Ce guide en réunit plusieurs, des nouveautés présentées par les maisons de spiritueux pour 2026 aux recettes classiques apparues au cours du siècle dernier. Pour chacun sont indiqués l’origine, les ingrédients et la préparation.

Grey Goose : Le Goose Berry

Grey Goose présente le Goose Berry, un long drink élaboré à partir de sa nouvelle vodka aromatisée Grey Goose Berry Rouge. Celle-ci est composée d’un assemblage de fraises, framboises, mûres et myrtilles cueillies en Méditerranée. La vodka Grey Goose est élaborée à partir de blé tendre d’hiver de Picardie et d’eau de source de Gensac-la-Pallue, distillée en France. La marque appartient au groupe Bacardi. Le cocktail associe la vodka à du jus de cranberry, de la limonade et du jus de citron jaune. Son profil est fruité et acidulé.

C’est l’homme d’affaires américain Sidney Frank, déjà importateur du Jägermeister aux États-Unis, qui la lance en 1997. Son objectif : créer une vodka haut de gamme et l’ancrer en France, afin de la distinguer des vodkas alors majoritairement produites en Europe de l’Est. Il en confie l’élaboration à François Thibault, maître de chai originaire de la région de Cognac, qui transpose son savoir-faire de l’eau-de-vie à la production de vodka. La recette repose sur deux ingrédients français : du blé d’hiver cultivé en Picardie et de l’eau de source de Gensac-la-Pallue, filtrée à travers les calcaires de Grande-Champagne. 

Cocktails de l'été 2026 : Le Goose Berry

Cocktails de l’été 2026 : La recette du Goose Berry

Ingrédients : 4 cl de Grey Goose Berry Rouge, 6 cl de jus de cranberry, 6 cl de limonade, 2 cl de jus de citron jaune, des glaçons et quelques fruits rouges pour la garniture.

Préparation : remplir le verre de glaçons, puis verser la Grey Goose Berry Rouge ainsi que les autres ingrédients. Remuer délicatement pour homogénéiser, puis ajouter quelques fruits rouges.

St-Germain : Le Spritz et le bar La Douce Heure

Après « Le Grand Remix » en compagnie de Cyril Lignac, Diego Alary, Théo Lignani et Toscane & Lucas, la liqueur revient à Paris à partir du 18 juin 2026 et jusqu’à la fin de la saison. Elle y installe un bar éphémère, La Douce Heure, sur le toit-terrasse des Galeries Lafayette Paris Haussmann, au huitième étage. On y propose le St-Germain Spritz, cocktail signature de la marque, ainsi qu’une carte d’assiettes à partager signée par le Chef Cyril Lignac, disponible à partir de 18h. Le lieu offre une vue sur l’Opéra Garnier, la Tour Eiffel et la Basilique du Sacré-Cœur.

La liqueur est lancée en 2007 par Robert J. Cooper, distillateur de troisième génération, et présentée comme la première liqueur de fleurs de sureau au monde. Cooper s’inscrivait dans une tradition familiale de liquoristes, sa famille étant à l’origine de la liqueur Chambord, créée en 1987. Son nom rend hommage au quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés, associé aux écrivains et artistes qui l’ont fréquenté de la Belle Époque aux années 1960 ; le flacon, d’inspiration Art déco, prolonge cette référence. La liqueur est élaborée en France à partir de fleurs de sureau cueillies à la main sur quelques semaines à la fin du printemps.

Le Bar "La douce Heure"

Cocktails de l’été 2026 : La recette du St-Germain Spritz

Ingrédients : 4 cl de liqueur de fleurs de sureau St-Germain, 6 cl de Martini Brut Prosecco, 6 cl d’eau pétillante et un zeste de citron.

Préparation : verser la liqueur St-Germain sur de la glace dans le verre, puis compléter de prosecco et d’eau pétillante. Remuer, puis presser un zeste de citron au-dessus du verre.

Cocktails de l'été 2026 : Le St-Germain Spritz

Le Glenfiddich 15 ans Solera Reserve en Manhattan

La distillerie Glenfiddich a été fondée en 1887 par William Grant dans la vallée du Speyside, en Écosse. Son nom signifie « vallée du cerf » en gaélique. Il s’agit d’une distillerie familiale, qui a participé au développement international du single malt.

Le Glenfiddich 15 ans Solera Reserve est élaboré selon le procédé de la cuve Solera, qui n’est jamais vidée à plus de moitié. Son profil aromatique présente des notes fruitées et boisées. Il entre ici dans la composition d’un Manhattan, cocktail apparu à New York à la fin du XIXe siècle, qui associe traditionnellement whisky et vermouth.

Cocktails de l'été 2026 : le Manhattan The Élégance

Cocktails de l’été 2026 : La recette du Manhattan « The Élégance »

Ingrédients : 50 ml de Glenfiddich 15 ans Solera Reserve, 20 ml de vermouth doux Discarded et 2 gouttes d’Angostura bitters.

Préparation : verser l’ensemble des ingrédients dans un verre à mélange et remuer. Servir dans un verre à cocktail, neat.

Le French 75

Le French 75 est un cocktail au champagne dont le nom est attribué au barman Harry MacElhone, au Harry’s New York Bar de Paris, en référence au canon français de 75 mm de la Première Guerre mondiale. Sa recette associant gin, champagne, citron et sucre s’est fixée au cours des années 1920, puis a été publiée dans le Savoy Cocktail Book en 1930. Son profil est sec et effervescent.

Cocktails de l'été 2026 : Le French 75

Cocktails de l’été 2026 : La recette du French 75

Ingrédients : 3 cl de gin, 1,5 cl de jus de citron jaune, 1 cl de sirop de sucre de canne, 6 cl de champagne brut et un zeste de citron pour la garniture.

Préparation : verser le gin, le jus de citron et le sirop dans un shaker rempli de glaçons, puis secouer une dizaine de secondes. Double-filtrer dans une flûte refroidie, compléter de champagne, puis déposer un zeste de citron.

Le Dry Martini

Les origines du Dry Martini sont débattues. Il est souvent rattaché au Martinez, mélange de gin et de vermouth doux servi en Californie vers 1860, dont il constituerait une version plus sèche. La première recette imprimée sous ce nom apparaît au début du XXe siècle. Le cocktail s’est répandu durant la Prohibition américaine. Au fil des décennies, la proportion de vermouth a diminué au profit du gin. Il associe gin et vermouth dry, et se garnit d’une olive ou d’un zeste de citron.

Cocktails de l’été 2026 : La recette du Dry Martini

Ingrédients : 6 cl de gin (London Dry), 1 cl de vermouth dry, et une olive verte ou un zeste de citron pour la garniture.

Préparation : verser le gin et le vermouth dans un verre à mélange rempli de glaçons, puis remuer jusqu’à refroidissement. Filtrer dans un verre à martini refroidi, puis garnir d’une olive ou d’un zeste de citron.

Le Mezcal Negroni : Une variante d’un classique florentin

Le Negroni serait né à Florence en 1919, au café Casoni. Selon le récit le plus répandu, le comte Camillo Negroni demanda à son barman, Fosco Scarselli, de remplacer l’eau gazeuse de son Americano par du gin. Sa structure associe en parts égales gin, vermouth et Campari.

Le Mezcal Negroni en est une variante dans laquelle le gin est remplacé par du mezcal, un alcool d’agave originaire de l’État d’Oaxaca, au Mexique. Le Del Maguey VIDA, mezcal single village élaboré à San Luis del Río à partir d’agave espadín cuit dans des fours enterrés, a été créé en 2010 par Ron Cooper. La cuisson de l’agave lui confère des notes fumées, que prolonge ici une branche de romarin fumée au moment du service. Le cocktail se sert sur un gros glaçon, avec un zeste d’orange.

Cocktails de l’été 2026 : La recette du Mezcal Negroni

Ingrédients : 3 cl de Mezcal Del Maguey VIDA, 3 cl de vermouth rouge, 3 cl de Campari, un gros glaçon, un zeste d’orange et une branche de romarin pour la garniture.

Préparation : verser les trois ingrédients dans un verre à mélange rempli de glace, puis remuer une trentaine de secondes. Servir dans un verre old-fashioned sur un gros glaçon. Passer brièvement une branche de romarin au-dessus d’une flamme pour la faire fumer, puis la déposer dans le verre. Presser un zeste d’orange au-dessus du cocktail avant de l’ajouter.

Le Bloody Mary

Le Bloody Mary serait apparu à Paris au début des années 1920. Sa création est généralement attribuée au barman Fernand Petiot, au Harry’s New York Bar. À l’origine, le mélange réunissait vodka et jus de tomate. Après son installation au St. Regis de New York, Petiot y aurait ajouté sel, poivre, jus de citron et sauces, donnant au cocktail son profil épicé. L’origine de son nom fait l’objet de plusieurs hypothèses, parmi lesquelles une référence à la reine Marie Tudor et celle d’une serveuse prénommée Mary.

Cocktails de l'été 2026 : L'origine du Bloody Mary

Cocktails de l’été 2026 : La recette du Bloody Mary

Ingrédients : 6 cl de vodka, 12 cl de jus de tomate, 2 cl de jus de citron, quelques traits de sauce Worcestershire, quelques gouttes de Tabasco, du sel de céleri, du sel, du poivre et une branche de céleri pour la garniture.

Préparation : verser tous les ingrédients dans un verre à mélange rempli de glaçons, puis remuer une dizaine de secondes. Filtrer dans un grand verre rempli de glace, ajuster l’assaisonnement, puis ajouter une branche de céleri.

Cocktails de l'été 2026 : Le Bloody Mary
The Tusk Bar à Manhattan, NYC. © Photo: Lizzie Munro

La Maison Proust, ou l’art du cocktail sur mesure

À ces lieux où le cocktail relève moins de la recette que de l’art du portrait. À la Maison Proust, Colin Field officie chaque vendredi soir. Celui qui fut, des années durant, la grande figure du bar Hemingway du Ritz Paris, salué par la presse internationale comme l’un des plus grands barmen de sa génération, n’y compose pas des cocktails : il compose des sur-mesure. Sa démarche puise dans la mémoire, celle des odeurs et des saveurs qui ramènent à l’enfance, en écho à la madeleine de Proust à laquelle la maison doit son nom. Sur chaque verre, une rose, devenue au fil du temps sa signature. (Lire notre rencontre avec Colin Field.)

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Article mis à jour le : 26/06/2026

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