Il y a des retours que l’industrie horlogère attendait sans vraiment savoir quelle forme ils prendraient. Depuis son départ d’Audemars Piguet fin 2023, après douze ans à la tête d’une manufacture dont il avait fait passer le chiffre d’affaires annuel de 500 millions à plus de 2 milliards de francs suisses, François-Henri Bennahmias avait laissé circuler les rumeurs sans les alimenter. Le 1er juillet 2026, depuis les bureaux de sa holding The Honourable Merchants Group à Nyon, il a mis fin à deux ans et demi de spéculations avec une annonce aussi attendue que son contenu restait une surprise : N3W5 (prononcé « news »), sa propre maison horlogère, créée ex nihilo, financée à hauteur de 30 millions de francs suisses et dont la première collection sera présentée fin 2027 à la Dubai Watch Week.
Wimbledon 2026 : Les plus belles montres des tribunes
Le tournoi de tennis le plus élégant du monde est aussi le meilleur observatoire horloger de l’année. Si le Met Gala est le grand défilé mode du calendrier, et Bâle le moment de vérité de l’horlogerie, Wimbledon occupe une position singulière et moins commentée : celle d’un observatoire naturel des montres que les gens portent vraiment, non pas pour être photographiés, mais parce qu’ils les aiment. Le dress code strict de l’All England Lawn Tennis Club impose aux tribunes une certaine sobriété vestimentaire qui a cet effet inattendu : il met les poignets en vedette. Et ceux qui s’y montrent en 2026 disent quelque chose d’intéressant sur l’état du goût horloger.
David Beckham et Tudor : la fidélité comme déclaration
David Beckham est l’un des rares cas dans l’univers du luxe contemporain où l’ambassadeur semble avoir adopté la marque avant le contrat. Chaque année depuis près d’une décennie, il arrive à Wimbledon avec sa mère et une Tudor. Cette édition Montres Wimbledon 2026 ne dérogera pas à la règle : le nouveau Black Bay 58, dévoilé à Watches & Wonders en avril et dont la version 2026 retravaille la taille à 39 mm pour la rendre plus sportive et plus polyvalente, apparaissait à son poignet en configuration monochromatique. Ce n’est pas l’ambassadeur qui porte la marque à Wimbledon. C’est l’homme qui porte sa montre.



