Il existe une tradition dans l’histoire de Rolex qui précède de loin sa réputation de symbole de statut. La marque a accompagné les alpinistes sur l’Everest, les plongeurs dans les abysses, les pilotes aux commandes des appareils les plus exigeants. Son histoire est faite d’exploits humains dans des environnements extrêmes et la fiabilité y compte plus que le prestige. Vu sous cet angle, l’annonce de l’ouverture d’une boutique Rolex à 3 020 mètres d’altitude au sommet du mont Titlis, dans les Alpes suisses, ressemble moins à un coup marketing qu’à une déclaration de cohérence. Bucherer, le détaillant suisse acquis par Rolex en 2023, vient d’ouvrir au sein de la Titlis Tower la boutique Rolex la plus haute du monde.
Wimbledon : L’histoire du tournoi de Tennis le plus Mythique
Du 29 juin au 12 juillet prochain, le monde entier aura les yeux tournés vers l’Angleterre afin de suivre le tournoi de tennis du quartier éponyme. Dans cet article, retrouvez l’histoire du tournoi de Wimbledon, de sa création en 1874 jusqu’à nos jours.

Histoire de Wimbledon : voyage au cœur du temple du tennis, où l’élégance défie le temps
Chaque été, lorsque les derniers feux du printemps s’éteignent sur le calendrier sportif, le monde entier tourne son regard vers une paisible banlieue du sud-ouest londonien. Wimbledon n’est pas un simple rendez-vous de tennis : c’est une institution, un rituel, le point d’orgue d’une saison où la ferveur athlétique épouse le raffinement le plus pur. Plus ancien des quatre tournois du Grand Chelem, seul à se disputer encore sur le gazon, il incarne depuis bientôt cent cinquante ans une certaine idée de l’excellence, du prestige et de l’art de vivre à l’anglaise. Plongée dans l’histoire de Wimbledon, compétition la plus convoitée parmi les tournois Majeurs.

Histoire de Wimbledon : des origines modestes, un rouleau à gazon et vingt-deux gentlemen
L’histoire de Wimbledon s’enracine dans celle même du tennis moderne. En 1874, le major gallois Walter Clopton Wingfield dépose un brevet qui codifie cette discipline naissante, héritière du jeu de paume. L’engouement est immédiat dans les îles Britanniques, et trois ans suffisent pour que le All England Croquet Club, fondé en 1868, succombe à son tour à la séduction de ce sport novateur.
C’est en 1877 que le club, rebaptisé pour l’occasion All England Lawn Tennis and Croquet Club, organise sa première compétition officielle. La motivation, il faut le confesser, n’avait alors rien de glorieux : il s’agissait de financer la réparation d’un rouleau agricole indispensable à l’entretien des courts. Vingt-deux participants, tous britanniques, s’acquittent d’un droit d’entrée d’une guinée (une ancienne pièce de monnaie d’or). La finale, repoussée de trois jours en raison de la pluie (les aléas météorologiques figureront par la suite comme indissociables du tournoi londonien), se déroule devant à peine deux cents spectateurs ayant déboursé un shilling. Spencer Gore, ancien joueur de criquet, entre dans l’Histoire en devenant le tout premier champion de Wimbledon, terrassant William Marshall au terme d’un duel qui n’excéda pas quarante-huit minutes. Nul n’aurait alors imaginé qu’un si modeste commencement donnerait naissance au plus prestigieux des tournois.

L’avènement des dames et les premières dynasties
Il faudra patienter jusqu’en 1884 pour que Wimbledon ouvre ses portes au sexe féminin. Maud Watson devient cette année-là la première championne, en venant à bout de sa propre sœur en finale, avant de récidiver en 1885. La même édition voit naître les épreuves de double, enrichissant un tournoi promis à un rayonnement croissant.
Les années 1880 demeurent à jamais associées aux frères Renshaw, dont le jeu offensif et la maîtrise du filet révolutionnent la pratique. William Renshaw cumule sept titres entre 1881 et 1889, érigeant un premier record de référence. Quelques années plus tard, c’est la fratrie des Doherty qui prend le relais de cette suprématie. Ces pionniers installent durablement le prestige du gazon londonien et lui confèrent une aura internationale qui ne se démentira jamais.

De l’entre-deux-guerres à l’ère Open : la consécration
Après une interruption imposée par la Première Guerre mondiale, le tournoi renaît en 1919. Face à l’ampleur grandissante de l’événement, Wimbledon déménage en 1922 à Church Road, théâtre qui demeure aujourd’hui encore le sien. Le succès est foudroyant : deux cent mille spectateurs se pressent pour l’édition de 1932. Une nouvelle parenthèse s’impose entre 1940 et 1945, les courts subissant même les outrages des bombardements.
Mais c’est en 1968 que survient la véritable révolution : l’avènement de l’ère Open abolit la distinction entre amateurs et professionnels, ouvrant désormais le tournoi aux meilleures raquettes de la planète, sans considération de statut. Wimbledon devient un patrimoine universel.

Les légendes du gazon : un panthéon d’exception
Le Centre Court a vu défiler les plus illustres figures de l’histoire du tennis. Chez les messieurs, le Suédois Björn Borg s’impose cinq fois consécutivement entre 1976 et 1980, sidérant le public par son sang-froid légendaire. John McEnroe, tout en fougue et en éclats, offre des joutes mémorables, tandis que Pete Sampras règne en monarque incontesté durant les années 1990, fort de sept couronnes. Roger Federer devient quant à lui le recordman absolu du tournoi avec huit sacres entre 2003 et 2017, son élégance souveraine faisant du gazon son jardin privé. Novak Djokovic rejoindra plus tard ce sommet vertigineux.
Du côté des dames, Martina Navratilova détient le record absolu, toutes catégories confondues, avec neuf titres en simple. Steffi Graf la suit avec sept consécrations, dont l’inoubliable Golden Slam de 1988, à égalité avec Serena Williams, dont la domination physique a marqué une époque.

Histoire de Wimbledon : exploits et matchs de légende
Wimbledon est le théâtre d’instants gravés à jamais dans la mémoire collective. En 2008, la finale opposant Rafael Nadal à Roger Federer est unanimement saluée comme la plus belle de tous les temps. Vingt-huit ans plus tôt, le duel Borg-McEnroe de 1980 était déjà entré dans la légende.
Le tournoi détient également quelques records hors du commun. En 2010, l’affrontement du premier tour entre l’Américain John Isner et le Français Nicolas Mahut s’érige tout simplement en match le plus long de l’histoire du tennis, d’une durée de 11h05 et s’étalant sur pas moins de trois jours. Le super tie-break n’existant pas encore, c’est bien au premier de deux qui creusera l’écart de 2 jeux dans le set set qui l’emportera et, après un duel allant jusqu’à 68§70 dans le 5ème set, c’est l’américain qui réussira cet exploit, au grand damn du jeune français.
Côté service, Goran Ivanišević a expédié 212 aces lors de son sacre de 2001, un record toutes compétitions confondues ; chez les femmes, Serena Williams en a délivré 80 en 2015.

Histoire de Wimbledon : les traditions immuables où l’âme d’un tournoi à part
Ce qui distingue Wimbledon de tous les autres, ce sont ses coutumes inaltérables. La plus emblématique demeure le code vestimentaire intégralement blanc imposé aux joueurs, symbole de pureté et de distinction. Les fraises à la crème constituent le rituel gourmand par excellence : près de vingt-huit mille kilos de fraises et dix mille litres de crème y sont consommés chaque année. Les courts demeurent quasiment vierges de toute publicité, préservant une image classique et intemporelle que nul autre tournoi ne saurait revendiquer. Plus de cinquante mille balles sont utilisées au fil de la quinzaine. Quant au gazon, unique surface du Grand Chelem encore en herbe, il est entretenu avec une rigueur quasi scientifique par les meilleurs jardiniers du royaume.
Le tournoi a néanmoins su marier tradition et modernité, en se dotant d’un toit rétractable sur le Centre Court en 2009, puis sur le court n°1 en 2019, afin de déjouer les caprices du ciel londonien.

Le prize money : une croissance spectaculaire
Loin de la guinée acquittée par les vingt-deux pionniers de 1877, Wimbledon s’est mué en l’un des événements les plus lucratifs du calendrier sportif mondial. L’édition 2025 a consacré cette ascension avec une dotation globale record de 53,5 millions de livres sterling, soit environ 72,5 millions de dollars, en progression de 7 % sur l’année précédente et représentant le double de la somme distribuée une décennie plus tôt.
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Les lauréats du simple, messieurs comme dames, ont chacun reçu un chèque de 3 millions de livres sterling, franchissant pour la première fois dans l’histoire du Grand Chelem le seuil symbolique des 3 millions de livres et des 4 millions de dollars. Une progression de 11 % par rapport aux 2,7 millions perçus en 2024 par Carlos Alcaraz et Markéta Vondroušová. Les finalistes n’étaient pas en reste, avec une dotation portée à 1,52 million de livres, tandis qu’une élimination dès le premier tour garantissait déjà une rétribution substantielle. Il convient toutefois de rappeler qu’une part conséquente de ces gains revient au fisc britannique, qui prélève les revenus des joueurs à un taux effectif avoisinant les 36 %.
Le prize-money 2026 de Wimbledon est à retrouver en intégralité sur le site www.wimbledon.com.

Wimbledon face à ses pairs du Grand Chelem
Si Wimbledon jouit d’une aura inégalée, il ne domine pas pour autant la hiérarchie financière des quatre Majeurs. En 2025, l’US Open conservait sa couronne de tournoi le plus richement doté, avec une enveloppe globale d’environ 90 millions de dollars. Wimbledon s’inscrivait en deuxième position avec ses 53,5 millions de livres, devançant Roland-Garros et ses 56,35 millions d’euros (soit quelque 66 millions de dollars), l’Open d’Australie fermant la marche.
La dynamique s’est confirmée en 2026 : l’Open d’Australie a établi un nouveau record en portant la rétribution de ses champions à 4,15 millions de dollars australiens, dans une volonté affichée de mieux soutenir les joueurs des premiers tours. Roland-Garros, de son côté, a relevé sa dotation d’environ 5 %, offrant 2,8 millions d’euros à chacun de ses vainqueurs en simple. Cette surenchère générale n’est pas étrangère à la fronde des joueurs : au printemps 2025, les vingt meilleures raquettes mondiales, parmi lesquelles Novak Djokovic, Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, Aryna Sabalenka et Iga Świątek, ont adressé aux organisateurs des quatre Grands Chelems une lettre réclamant une redistribution plus équitable, reflétant davantage leur contribution à la valeur des tournois. Wimbledon, fidèle à sa tradition d’équité, partage par ailleurs des dotations strictement identiques entre hommes et femmes depuis 2007.

Wimbledon 2025 : Sinner et Świątek inscrivent leur nom dans la légende
L’édition 2025 a sacré deux nouveaux souverains. Chez les messieurs, l’Italien Jannik Sinner a savouré une revanche éclatante sur l’Espagnol Carlos Alcaraz, tenant du titre, en s’imposant en quatre manches (4-6, 6-4, 6-4, 6-4), un mois à peine après leur épique finale de Roland-Garros. Il s’agissait du tout premier sacre de Sinner sur le gazon londonien.
Du côté des dames, la Polonaise Iga Świątek a livré une démonstration sans appel face à l’Américaine Amanda Anisimova, lui infligeant une rarissime double bulle (6-0, 6-0). Ce triomphe, le premier de la championne à Wimbledon, constituait son sixième titre du Grand Chelem.

Un patrimoine universel du sport
Wimbledon n’appartient pas qu’à la seule Grande-Bretagne : c’est un joyau du patrimoine sportif mondial. Chaque été, des millions de téléspectateurs communient devant les deux semaines du tournoi, tandis que des dizaines de milliers de privilégiés foulent les allées du All England Club. Entre ses traditions séculaires, le défi singulier de son gazon et les moments de bravoure qui s’y écrivent inlassablement, le doyen des Grands Chelems continue de fasciner. Son charme intemporel en fait, plus que jamais, le sanctuaire absolu du tennis, et l’un des derniers grands rendez-vous où le sport se vit comme une expérience d’exception.



