Il y a des architectures qui s’imposent à leur paysage. Et d’autres qui l’écoutent avant de s’y inscrire. La Villa FO, conçue par le cabinet milanais Fondamenta et achevée en décembre 2022 sur les hauteurs d’Avola, dans le Val di Noto sicilien, appartient résolument à la seconde catégorie. Cachée entre les montagnes des Iblei et la Méditerranée, à quelques kilomètres à peine de Noto, cette ville baroque classée au patrimoine mondial de l’UNESCO dont la cathédrale se transforme au rythme de la lumière du jour, cette villa design de 958 mètres carrés sur un seul niveau est aujourd’hui disponible à la location via Airbnb pour huit voyageurs. Une retraite architecturale d’exception qui n’a pas son équivalent dans l’île.
Bali : Découverte d’une villa brutaliste d’exception inspirée d’un film iconique
À Tumbak Bayuh, entre les rizières dorées et la moiteur parfumée des forêts balinaises, se dresse une demeure à la silhouette rectiligne, drapée de béton et enlacée de lierre. Une maison à l’âme cinématographique, dont les lignes pures rappellent, par un jeu d’ombre et de lumière, l’iconique résidence imaginée pour Parasite. On croirait presque voir, derrière les baies vitrées, une scène prête à se dérouler.
Ici pourtant, point de drame : seulement le murmure des feuilles, le reflet mouvant de l’eau d’une piscine de près de soixante mètres carrés, et la douceur d’un horizon tropical. La villa se love dans un écrin de 725 m², protégée du monde par des murs de bois et de béton. Sur les toits, un jardin suspendu s’étend comme une prairie intime, rafraîchissant naturellement les espaces intérieurs et offrant un belvédère sur la mer de verdure alentour.

À l’intérieur, quatre chambres s’ouvrent à la lumière par de larges baies, invitant la nature à franchir le seuil. Le bois brun adoucit la minéralité grise, créant un dialogue subtil entre chaleur et rigueur. Dans la cuisine baignée de lumière, les rayons du soleil glissent par les verrières et se posent sur les plans lisses, comme un hommage à la lenteur heureuse des matins balinais.

L’architecture, pensée comme un clair-obscur, sépare les espaces jour et nuit par un puits de lumière et une passerelle aérienne. La partie nuit, légèrement surélevée, abrite un bureau qui se prête volontiers au rôle de chambre supplémentaire. Tout ici respire l’équilibre : le luxe se lit dans le geste architectural, la simplicité dans les matières et la connexion fluide avec l’environnement.

Plus qu’une villa, c’est un art de vivre où la minéralité se fait douceur, où chaque ligne dialogue avec la nature, et où Bali offre, chaque soir, un coucher de soleil en guise d’écrin.


