Diamants, saphirs arc-en-ciel, platine et or jaune : pendant que la mode faisait son show sur les marches du Met, c’est aux poignets que se jouait la vraie compétition. Voici les montres qui ont volé la vedette au Met Gala 2026.
Breitling Navitimer Cosmonaute Artemis II : Quand la météorite devient garde-temps
Il y a des montres qui racontent l’histoire de l’homme, et d’autres qui racontent celle de l’univers. La nouvelle Navitimer B02 Chronograph 41 Cosmonaute Artemis II appartient résolument à la seconde catégorie. Limitée à 450 exemplaires et dotée d’un cadran taillé dans une météorite bleu galaxie, elle incarne à elle seule plus de soixante ans d’aventure spatiale portée au poignet.
1962 : le jour où une Breitling a quitté l’atmosphère
Tout commence le 24 mai 1962. L’astronaute américain Scott Carpenter s’apprête à effectuer trois orbites autour de la Terre à bord du vaisseau spatial Aurora 7, dans le cadre de la mission Mercury 7. À son poignet, une Navitimer pas tout à fait comme les autres. Conçue sur ses spécifications, elle arbore un affichage 24 heures, indispensable en orbite où le soleil se lève et se couche toutes les quatre-vingt-dix minutes environ, brouillant irrémédiablement les repères temporels habituels. Ce vol entre dans l’histoire : Breitling devient officiellement la première manufacture suisse à avoir placé une montre-bracelet en orbite.

Cette Navitimer sur mesure sera ensuite commercialisée pour le grand public sous le nom de Cosmonaute, perpétuant un lien singulier entre haute horlogerie et conquête de l’espace. Un lien qui ne s’est jamais vraiment rompu : John Glenn, premier Américain en orbite, portait la Cosmonaute ref. 809 au quotidien ; James McDivitt, commandant des missions Gemini 4 et Apollo 9, lui faisait également confiance. En 1996, Claudie André-Deshays, première femme française dans l’espace, en portait une à son poignet gauche lors de sa mission à bord du Soyouz TM-24. Plus récemment encore, en 2022, l’astronaute Robert Hines emportait une Navitimer B-1 à bord de la Station Spatiale Internationale. En juillet 2025, le spationaute polonais Sławosz Uznański-Wiśniewski choisissait à son tour une Navitimer 24 heures pour vingt jours en orbite.

Un cadran né dans l’espace
La nouvelle Cosmonaute Artemis II ne se contente pas d’évoquer l’espace : elle en est faite. Son cadran est taillé dans une météorite, roche extraterrestre composée essentiellement de fer et de nickel. Une fois gravée, la matière révèle ses figures de Widmanstätten, ces cristallisations naturelles formées au fil de milliards d’années de refroidissement dans le vide interstellaire. Résultat : chaque cadran est une pièce absolument unique, un fragment du cosmos rendu visible sous le verre saphir d’une montre de poignet.
La teinte retenue, un bleu galaxie profond et envoûtant, confère à cette édition une identité visuelle inédite dans la lignée Cosmonaute. Elle dialogue avec une règle à calcul noire, une trotteuse de chronographe rouge et un bracelet en cuir d’alligator bleu, pour un ensemble à la cohérence chromatique remarquable.

L’excellence mécanique au service de la légende
Fidèle à l’esprit de la Navitimer originale, ce modèle conserve les codes qui ont fait sa renommée : la règle à calcul circulaire, le logo ailé de l’AOPA et la configuration à trois compteurs du chronographe. Son boîtier de 41 mm s’inscrit dans les proportions classiques de la Cosmonaute historique.
Au cœur du mécanisme bat le Calibre Manufacture B02 à remontage manuel, développé en interne par Breitling. Fidèle à la vocation originelle de la montre, l’affichage 24 heures permet toujours de distinguer avec précision le jour de la nuit, en synchronisation avec l’heure du centre de contrôle au sol.
En hommage à la mission qui l’inspire, le fond ouvert du boîtier est orné du logo officiel Artemis II, quand le cadran porte les inscriptions « Artemis II » et « One of 450 », rappelant le caractère hautement exclusif de la pièce.

L’avenir, comme horizon
Georges Kern, PDG de Breitling, résume l’esprit de cette création : « La Cosmonaute a été spécialement conçue pour l’espace. L’intégration d’un matériau cosmique dans sa conception reflète cette même curiosité pour l’inconnu qui, aujourd’hui encore, anime l’exploration spatiale.«
Dans un marché horloger où les éditions limitées se multiplient, la Navitimer B02 Chronograph 41 Cosmonaute Artemis II se distingue par la profondeur de sa légitimité. Elle n’est pas simplement une montre inspirée de l’espace : elle en est l’héritière directe, portant dans son cadran la mémoire de milliards d’années d’histoire cosmique et dans ses aiguilles, soixante ans d’exploration humaine.
Une rareté à 450 exemplaires, vendue au prix de 11 750€, destinée à celles et ceux qui regardent ou veulent regarder le ciel autrement.

Prix et disponibilité sur breitling.com. Crédits photos : ©Breitling


