Le 25 mai 2026, Ferrari a dévoilé la Luce à Rome : sa première voiture entièrement électrique. 1 050 chevaux, quatre moteurs indépendants, 530 kilomètres d’autonomie, un design signé Marc Newson et Jony Ive et une philosophie sonore inédite. Voici tout ce qu’il faut savoir.
La Formule 1 et ses hospitalities : Quand la course devient décor d’un week-end à 35 000 dollars
Il y a les courses. Et puis il y a l’autre Formule 1, celle que l’on ne voit pas depuis les tribunes et qui, depuis quelques années, est devenue une industrie à elle seule. En 2026, les packages hospitality officiels du Paddock Club démarrent à 5 500 dollars par personne. Melbourne coûte 15 399 dollars. Las Vegas House 44 atteint 18 530 dollars. Le F1 Garage, cette suite physiquement installée dans un garage de la pitlane avec cuisine de chefs étoilés, se négocie entre 25 000 et 35 000 dollars pour le week-end. Et ce n’est pas le plus cher. Mais voici la métrique qui change tout : la majorité des personnes à l’intérieur n’ont pas payé leur place.

Un écosystème d’accès corporate, pas de fans
Le Paddock Club est le produit hospitality officiel de la Formule 1, opéré directement par Liberty Media. Il est installé en surplomb des garages des équipes, avec vue directe sur la pitlane et la grille de départ, des pit-lane walks exclusifs, et un niveau de restauration que DO&CO, traiteur officiel de la Formule 1 dans un contrat long terme, maintient dans un registre clairement Michelin. Climatisation, champagne en continu, open bar du matin au drapeau à damier. Depuis l’extérieur, ça ressemble à des fans aisés. De l’intérieur, c’est une opération d’hospitalité corporate. Quand Oracle ou Petronas signent des contrats à 100 millions de dollars avec les équipes, l’accès au Paddock Club est une livrable contractuelle. Le fan qui dépense 7 500 euros de sa poche partage souvent la salle avec des clients qui sont en train de conclure des deals à huit chiffres. Cette « économie de l’accès » définit la vraie valeur du club et explique pourquoi le prix ne reflète jamais la réalité de qui paie.


Lewis Hamilton, Soho House et la nouvelle frontière
La nouveauté 2026 qui remodèle l’offre est la collaboration entre la Formule 1 et Soho House, développée avec Lewis Hamilton. Disponible à neuf courses dont Las Vegas et Silverstone, les packages démarrent à 13 500 dollars et incluent des DJ sets, des objets Hamilton, et des apparitions garanties du septuple champion. Ce positionnement « high-net-worth créatifs » dit quelque chose d’essentiel sur la direction du sport : la Formule 1 ne cherche plus seulement les corporates en costume, elle cherche aussi ceux qui ont construit leur fortune dans la tech, la mode, la culture. Les tarifs des équipes premium comme Ferrari, Red Bull ou Mercedes ajoutent encore une prime de 30 à 100 % sur les prix standard du Paddock Club. Et à Monaco, les superyachts dans le port se négocient entre 79 000 et 160 000 euros la semaine.

La question que personne ne pose
Ce que révèle l’économie hospitality de la Formule 1 en 2026, c’est moins le luxe lui-même que ce qu’il dit du sport. La course est devenue le prétexte d’une semaine de business et de positionnement social. Le drapeau à damier n’est plus seulement la fin d’une compétition sportive, c’est la conclusion d’un week-end dont la valeur réelle se mesure dans les relations construites, les deals signés et les photos publiées. Pour ceux qui paient de leur propre argent et ils sont une minorité, la question de la valeur reste entière. Réduire le week-end à des plats et des cocktails revient à dépenser mille dollars par déjeuner. La Formule 1 a industrialisé l’accès exclusif. La glamour est réel. Les factures aussi.





