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Phillips Modern & Contemporary Art, juin 2026 : The Only One with Waves signé David Hockney adjugé 2,4 Millions de Livres

Date : 3 juillet 2026
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Le 26 juin 2026, Phillips London clôturait sa vente Modern & Contemporary Art Evening and Day Sale avec un total de 11,96 millions de livres sterling, 91 % de la valeur totale des œuvres proposées vendue, 84 % des lots adjugés. Des chiffres solides, dans un marché qui reste attentif à la qualité et à la signification historique des œuvres plutôt qu’à leur seule rareté spéculative.

Olivia Thornton, vice-présidente de Phillips Europe Modern & Contemporary Art, l’a formulé avec la précision d’une observation de terrain :

« Les résultats sont le reflet d’une communauté de collectionneurs mondiale avec un appétit inébranlable pour la qualité et la signification historique à travers les genres et les géographies. »

Bridget Riley, Measure for Measure 40
Bridget Riley, Measure for Measure 40 © Photos – Phillips

Phillips Modern & Contemporary Art : David Hockney en tête, 2,4 millions de livres pour The Only One with Waves

La pièce phare de la vente était The Only One with Waves (1991) de David Hockney, adjugée à 2 423 000 livres sterling pour une estimation entre 1,8 et 2,5 millions. Une vente d’autant plus chargée d’émotion que Hockney, décédé en juin 2026, était présent en creux dans plusieurs ventes de la saison, ce qui a conféré à chacune de ses œuvres une dimension particulière, celle d’une dernière conversation avec un marché qui avait fait de lui l’un des artistes les plus chers du monde. The Only One with Waves, dans ses couleurs saturées et son mouvement de mer presque psychédélique, est une pièce caractéristique du Hockney californien, cette période de libération chromatique et de joie formelle qui a redéfini ce que la peinture pouvait encore permettre à la fin du XXe siècle.

David Hockney, The Only One with Waves, 1991
David Hockney, The Only One with Waves, 1991 © Photos – Phillips

Yayoi Kusama : deux œuvres, deux fois dans le top dix

Yayoi Kusama confirme une fois de plus la profondeur de sa base de collectionneurs internationale. INFINITY-NETS (MAE) (2013) s’est adjugée à 1 548 000 livres, bien au-dessus de son estimation haute de 1,2 million, après une enchère que Thornton qualifie de « très animée ». SPLENDOUR OF STARS CHANGING INTO BLUE (2019) a suivi à 322 500 livres. Deux œuvres, deux registres, les Infinity Nets dans leur monochromie obsessionnelle, les étoiles dans leur lyrisme plus tardif et la même certitude que le marché Kusama n’est pas un phénomène de mode mais une conviction installée depuis des décennies.

Yayoi Kusama, INFINITY-NETS (MAE), 2013
Yayoi Kusama, INFINITY-NETS (MAE), 2013 © Photos – Phillips

Phillips Modern & Contemporary Art : L’art sud-asiatique, 100 % de taux de vente et Husain triplé

L’un des signaux les plus significatifs de cette vente est venu d’une catégorie moins médiatisée. La section art sud-asiatique a atteint un taux de vente de 100 %, toutes les œuvres proposées ayant trouvé preneur. Maqbool Fida Husain, le peintre indien souvent surnommé « le Picasso de l’Inde », décédé en 2011, a vu son œuvre Untitled des années 1970 adjugée à 412 800 livres pour une estimation entre 150 000 et 250 000 livres, soit près du triple de son estimation haute. Ce type de résultat dit quelque chose d’essentiel sur l’élargissement géographique du marché de l’art contemporain : les grandes maisons d’enchères londoniennes ne constituent plus seulement un marché occidental qui s’ouvre aux artistes du reste du monde. Elles reflètent une demande réelle, profonde et solvable qui vient de partout.

Maqbool Fida Husain, Untitled, 1970
Maqbool Fida Husain, Untitled, 1970 © Photos – Phillips

Les autres résultats notables du top dix

Jean Dubuffet, avec Étanche Ibitryx Monte Crème (1955), s’est vendu à 632 100 livres, légèrement en dessous de son estimation basse, témoignant d’un marché qui reste sélectif sur le post-war européen. Donald Judd, Untitled (1991), a atteint 528 900 livres. Hsiao Chin, peintre taïwanais peu connu du grand public mais profondément respecté des collectionneurs d’art informel des années 1960, a largement surpris avec Inner Light (1966) adjugée à 516 000 livres pour une estimation entre 80 000 et 120 000 livres, le résultat le plus inattendu de la vente en termes de rapport estimation-résultat. Jadé Fadojutimi, O! The Climate Has A Temper Today (2024), a atteint 425 700 livres, confirmant la solidité du marché de la jeune peinture britannique. Adriana Varejão, Monocromo Redondo Ge (2014), à 283 800 livres. Banksy, Bullet Hole Bust (2006), à 270 900 livres.

Donald Judd, Untitled, 1991
Donald Judd, Untitled, 1991 © Photos – Phillips
Jadé Fadojutimi, O! The Climate Has A Temper Today, 2024
Jadé Fadojutimi, O! The Climate Has A Temper Today, 2024 © Photos – Phillips

Le record mondial d’Andrew Cranston

La vente a également établi un nouveau record mondial aux enchères pour le peintre écossais Andrew Cranston avec Meditation in a tenement (2023), adjugée à 83 850 livres pour une estimation entre 60 000 et 80 000 livres, dépassant le précédent record de 63 000 livres établi en 2024. Cranston, dont les peintures narratives et intimes explorent la mémoire, l’habitat et les objets du quotidien dans un langage figuratif discret et profond, continue de construire une cote qui dit quelque chose d’essentiel sur l’intérêt croissant pour une peinture qui choisit la lenteur et la précision plutôt que le geste spectaculaire.

Andrew Cranston, Meditation in a tenement, 2023
Andrew Cranston, Meditation in a tenement, 2023 © Photos – Phillips

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