En octobre 2025, Matthieu Blazy présentait sa première collection pour Chanel. Le premier look de ce premier défilé était une chemise et un pantalon, un point de départ délibérément masculin, presque radical pour une maison dont l’identité est aussi féminine. La chemise était signée Charvet. Pas en collaboration déclarative, pas en partenariat médiatisé, simplement une chemise, faite ensemble, qui portait dans son tissu le début d’une conversation. Cette conversation s’est officiellement conclue ce 2 juillet 2026 : Chanel annonce l’acquisition complète de Charvet, le plus ancien chemisier de France, fondé en 1838. Un achat qui inclut également l’immeuble de six étages au 28 Place Vendôme où la maison est établie depuis 1982.
Rabanne Automne/Hiver 2024 : L’éclectisme au pouvoir
Julien Dossena a présenté la nouvelle collection automne hiver de Rabane, découvrez tous les looks.
Adieu Paco, voici Rabanne. Après son changement de nom, nous ne savions pas quoi attendre de la marque parisienne, Julien Dosssena nous a répondu, tout, nous pouvons tout avoir.
Cette collection en est la preuve, fini les robes métalliques, les strass et paillettes, place au rocambolesque, à l’éclectique, au four tout et à la farfouille. Les mannequins sont habillés comme si elles sortaient d’une braderie dans les rues du village de vos grands-parents, il y a de tout, des imprimés léopards, des vestes matelassées à motif géométrique, des plaids écossais, des motifs petits carreaux comme chez Tati, des imprimés floraux, des franges à l’Indienne, des motifs psychédéliques, le tout mélangé dans un styling à en perdre la tête.
Eh bien, pourquoi pas après tout, et si en faire trop, c’était en faire exactement assez ? Et si l’accumulation était la solution, alors certes ce concept va à l’encontre de toute tendance « old money «, « qui luxury » ou que sais-je. Mais ce joyeux mélange réveille les esprits, attise la curiosité et le meilleur dans tout cela, c’est qu’il n’est pas nécessaire de s’acheter une pièce Rabanne pour ressembler à cette joyeuse bande de hippie modeux, mais uniquement de jouer avec son dressing, essayer, mixer, échouer et retenter.
Une aubaine pour les adeptes des dernières tendances, plus besoins de casser la tirelire, un aller simple en friperie vous suffira amplement. Au-delà de ça, cette collection est impressionnante, car fortes en propositions, par les motifs, le styling, les volumes, les réflexions, les propositions, les textures, en voilà de la créativité ! Paris semblait endormi en ce début de Fashion week, Julien Dossena l’a réveillée, il lui a ouvert les yeux, et le monde qui lui fait face n’est pas prêt pour cette nouvelle vague de hippies 2.0 qui vont dévaler les rues des villes habillées comme du n’importe quoi, mais du n’importe quoi réfléchi, et c’est tout là le génie, redonner envie aux gens de s’amuser.


































