Aston Martin a dévoilé le 22 juillet la Vanquish 25, série anniversaire marquant le quart de siècle d’une plaque apparue au Salon de Genève en 2001. La voiture a fait sa première mondiale physique à la Monterey Car Week, du 12 au 14 août, dans les jardins de The House of Aston Martin.
Le Test Drive : Aston Martin DB12 Volante V8, l’art de la vitesse à ciel ouvert
Robe China Grey, V8 biturbo de 680 ch, capote ouverte. Nous avons pu prendre place à bord de l’Aston Martin DB12 Volante V8. Performances, châssis, habitacle, raffinement : notre essai complet et notre verdict.

380 000 euros. 680 chevaux. Un V8 biturbo qui s’exprime dans les vertèbres capote baissée. DB12 Volante V8 n’a pas besoin qu’on lui cherche des excuses. Elle s’impose d’elle-même, comme ont toujours su s’imposer les grandes Aston Martin : sans jamais crier, sans jamais forcer, avec cette certitude signature.

Depuis James Bond jusqu’aux paddocks de la Formule 1, la marque de Gaydon s’est installée dans l’imaginaire collectif avec une classe que peu peuvent lui disputer. Grâce à BPM Exclusive, nous avons eu la chance de prendre le volant du modèle DB12 Volante V8 en robe China Grey, étriers bronze, jantes 21 pouces Satin Black, intérieur Inspire Sport et carbone Twill Satin. Pas de la mesurer. De la vivre.

Aston Martin DB12 Volante V8 : fermée ou décapotée, une silhouette clef
Il existe, dans l’imaginaire de certain(e)s, un grand principe : il faudrait choisir entre puissance et sensation de conduite, ou plaisir de la route cheveux au vent. DB12 Volante fait le choix du non-compromis. Capote repliée, elle conserve cet équilibre racé entre le long capot, les hanches musclées au-dessus des roues arrière et cette poupe ramassée qui signe l’identité visuelle de la nouvelle génération Aston Martin. Notre exemplaire China Grey, gris froid et minéral, joue magnifiquement avec la lumière parisienne. Les étriers couleur bronze, la calandre Gloss Black et les jantes Y-Spoke Satin Black ajoutent une dimension presque graphique à l’ensemble. C’est une voiture qui sait imposer le respect lorsqu’elle monte en régime, tout en restant d’une élégance désarmante. Deux caractères en parfait accord.

Aston Martin DB12 Volante V8 : une motorisation de super sportive
Sous le capot officie le V8 biturbo de 4,0 litres, tout en aluminium, d’origine Mercedes-AMG mais profondément retravaillé par Gaydon. Cames modifiées, taux de compression optimisé, turbos plus volumineux et refroidissement renforcé portent la puissance 34 % plus haut que sur DB11. Les chiffres ont de quoi impressionner : 680 chevaux à 6 000 tr/min, 800 Nm de couple disponibles de 2 750 à 6 000 tr/min. Pourtant, une fois au volant, c’est la disponibilité qui frappe avant la puissance brute. Le couple arrive tôt, plein, sans creux, et la voiture bondit dès que le pied droit s’écrase sur la pédale. Le 0 à 100 km/h tombe en 3,7 secondes, la vitesse de pointe culmine à 325 km/h.


La transmission ZF à huit rapports, première à être associée à un différentiel arrière piloté sur une GT de la marque, enchaîne les passages avec une promptitude jamais brutale. Capote ouverte, le V8 emplit l’habitacle d’un son prenant, addictif. C’est l’un des grands plaisirs de cette Volante : redécouvrir qu’un moteur thermique peut être une émotion en soi.

Aston Martin DB12 Volante V8 : au volant, le grand écart maîtrisé
C’est ici que DB12 Volante surprend le plus. Le passage du coupé au cabriolet impose toujours un tribut en rigidité de caisse. Aston Martin a répliqué par un renforcement structurel sérieux : supports de suspension raidis, nouveau renfort de berceau moteur, gain de rigidité torsionnelle globale d’environ 5 %. Modeste sur le papier. Probant sur la route. La direction, débarrassée de l’isolation classique de sa colonne, gagne en franchise. Même à basse vitesse, sa précision rassure et confirme que retirer le toit n’a pas dénaturé DB12. Sur une belle départementale, le châssis se révèle vif, équilibré, prêt à enrouler les courbes rapides comme les plus lentes.

Ce confort de conduite est en grande partie le résultat d’un travail d’amortissement adaptatif d’une grande finesse. La molette rotative moletée, idéalement placée sur la console centrale, permet de jongler entre cinq modes de conduite. Du plus feutré au plus radical, DB12 Volante trouve toujours le juste milieu, sans jamais sombrer dans le flottement ni dans la sécheresse d’un amortissement purement de piste.

Au démarrage, elle s’élance par défaut en mode GT : suspensions impériales de confort, direction souple, V8 discret. Un véritable tapis volant idéal pour cruiser le long de la Riviera. Dès que le rythme s’accélère, le mode Sport réveille la voiture : direction durcie, boîte ZF plus réactive, suspension raffermie pour gommer le roulis. En mode Sport+, les valves de l’échappement s’ouvrent en grand et libèrent le grondement caverneux du biturbo. Le mode Humide canalise les 680 chevaux sur chaussée glissante en maximisant le contrôle de trajectoire. Enfin, le mode Individuel, petite révolution sur la lignée DB, permet de configurer la voiture à la carte : confort GT de suspension combiné à la réponse moteur et à la sonorité du Sport+. Le meilleur des deux mondes, sans aucun compromis.

Dès que le rythme s’accélère et que les virages se resserrent, l’anglaise confirme son statut de « Super Tourer ». En basculant sur le mode Sport, la voiture se réveille : la direction se durcit, la boîte ZF à 8 rapports devient plus réactive et la suspension se raffermit pour gommer le roulis. Pour les moments de pure arsouille, le mode Sport+ pousse le curseur à son maximum. Les valves de l’échappement s’ouvrent en grand pour libérer le grondement caverneux du bloc biturbo.

Aston Martin a également pensé aux imprévus avec un mode Humide (Wet), indispensable pour calmer les ardeurs des 680 chevaux sur chaussée glissante en maximisant le contrôle de trajectoire. Enfin, et c’est une petite révolution sur la lignée DB, les puristes apprécieront le mode Individuel. Il permet de se configurer une voiture « à la carte ». Vous pouvez ainsi profiter du confort de suspension du mode GT tout en conservant la réponse moteur ultra-dynamique et la sonorité rageuse du mode Sport+. Le meilleur des deux mondes, sans aucun compromis.
Reste sa vraie nature. Capote relevée, le raffinement de l’habitacle impressionne : pas tout à fait le silence du coupé, mais une isolation remarquable pour un cabriolet.

L’habitacle : quand l’artisanat rencontre la technologie
Pendant des années, l’intérieur d’une Aston séduisait. Maintenant, la connectique à bord des nouvelles Aston Martin vient sublimer le tout. Le nouveau logiciel maison, plus moderne, plus robuste, doté d’une arborescence cohérente, remplace enfin le système hérité de Mercedes. L’écran tactile de 10,25 pouces permet une navigation confortable, moderne et personnalisable, secondé par de vrais boutons physiques pour la climatisation, les modes dynamiques et l’échappement.

Notre exemplaire portait la signature Inspire Sport en finition monotone, rehaussé du pack carbone 2×2 Twill Satin et de dossiers de sièges assortis aux contre-portes, un raffinement propre à la Volante. Aston Martin distingue d’ailleurs la décapotable du coupé en prolongeant ces inserts de carbone (ou de bois) directement sur le dossier des sièges.

Mention spéciale au système Bowers & Wilkins, présent sur notre voiture. Même à 110 km/h cheveux au vent, la musique conserve une clarté remarquable. Sur une décapotable où le plaisir est fortement influencé par l’environnement de conduite : c’est donc tout, sauf un détail.

La capote : huit couches d’ingénierie
L’élément central d’une Volante mérite qu’on s’y attarde. La capote en toile compte huit couches d’isolation et se replie en 14 secondes, se redéploie en 16 secondes, à des vitesses pouvant atteindre 50 km/h. Elle peut même être manœuvrée à distance depuis la clé. Le seul prix à payer concerne le coffre. 206 litres capote relevée, 169 litres capote baissée, de quoi loger un week-end pour deux, pas davantage. Quant aux places arrière, elles restent symboliques, parfaites pour des bagages ou de jeunes enfants.

Aston Martin DB12 Volante V8 : face à la concurrence, le plaisir avant les chiffres
DB12 Volante évolue sur un terrain disputé, entre la Bentley Continental GTC et la Ferrari Roma Spider. Plus ferme que la Bentley, elle n’en a pas la capacité à cocooner, mais sa propulsion lui donne un naturel de conduite bien supérieur. À l’inverse, face au tempérament volcanique de la Ferrari Roma Spider, DB12 oppose un raffinement plus grand tourisme, moins orienté vers l’attaque pure. Au fond, si seuls les chiffres bruts comptent, Bentley ou Porsche feront mieux ; mais DB12 Volante, elle, s’adresse d’abord aux amoureux du voyage sensoriel.

Aston Martin DB12 Volante V8 : le verdict
Conviction faite. DB12 Volante V8 ne demande pas de choisir entre l’émotion et la civilité. Elle offre les deux dans le même geste, avec cette dualité typiquement british, capable de feutrer les performances d’une supercar. Ici, le caractère est intact, la modernité est au rendez-vous.
À 380 000 € dans la configuration China Grey de notre essai, ce n’est pas une voiture, c’est un manifeste de la philosophie Aston Martin nouvelle génération. Et c’est l’une des plus belles façons qui soient de parcourir le ciel pour seul plafond.

astonmartinparis.com
Crédits photos : © Sarah Heitzmann – Luxe.net // avec l’aimable soutien de BPM Exclusive // Aston Martin








