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Basquiat aux enchères : Les 15 tableaux les plus chers jamais vendus

Date : 17 août 2026
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En quatre années à peine, entre 1981 et 1984, Jean-Michel Basquiat a bouleversé l’histoire de l’art et posé les bases d’une cote aujourd’hui vertigineuse. Des salles de Sotheby’s à celles de Christie’s et Phillips, ses toiles franchissent régulièrement la barre des dizaines de millions d’euros. Voici, prix convertis en euros, les quinze adjudications les plus spectaculaires jamais enregistrées pour l’artiste.

Avant de vous présenter le classement des tableaux Basquiat les plus chers du monde, retour sur la vie aussi brève que fulgurante de l’artiste qui les a peints.

Entre 1981 et 1984, Jean-Michel Basquiat traverse une période de création aussi brève qu’intense, celle qui allait durablement inscrire son nom dans l’histoire de l’art. D’abord connu sous le pseudonyme SAMO, le jeune artiste new-yorkais évolue dans l’orbite du Mudd Club, ce club-galerie hybride qui incarne alors toute l’effervescence du downtown new-yorkais, où il se lie d’amitié avec l’artiste Keith Haring et l’actrice Patti Astor. En 1981, Diego Cortez, cofondateur du club, intègre le jeune artiste de vingt et un ans, jusque-là surtout connu comme street artist, à l’exposition collective « New York/New Wave » : la notoriété ne le quittera plus.

Deux ans plus tard, Basquiat entre dans le cercle de l’ancien conservateur du Met, Henry Geldzahler. En 1983, un entretien entre les deux hommes, publié dans le magazine Interview, pose les jalons de ce qui deviendra la grammaire visuelle de l’artiste : la royauté, l’héroïsme, la rue. Malgré son jeune âge, Basquiat impose une œuvre qui fait dialoguer l’art de la rue et la peinture savante, brouillant durablement la frontière entre culture noble et culture populaire. Il meurt en 1988, à seulement vingt-sept ans, déjà considéré comme l’un des artistes majeurs de la scène new-yorkaise.

C’est aussi dans ces années que se noue l’une des amitiés les plus commentées de l’art du XXe siècle. Présenté à Andy Warhol par le galeriste Bruno Bischofberger en octobre 1982, Basquiat repart avec un Polaroid des deux artistes et revient deux heures plus tard avec Dos Cabezas, un portrait encore humide de peinture. Les deux hommes deviennent proches au point que Warhol lui loue son loft de Great Jones Street, et peignent ensemble, à quatre mains, près de cent soixante toiles entre 1984 et 1985, exposées chez Tony Shafrazi sous une affiche où ils posent en boxeurs. La critique se montre féroce à l’époque, mais l’amitié survit à l’exposition : à la mort de Warhol, en février 1987, Basquiat perd un mentor autant qu’un ami, un an et demi à peine avant sa propre disparition.

Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol
Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol

Dans les décennies qui suivent, les institutions qui l’avaient longtemps sous-représenté réévaluent son œuvre à sa juste mesure. Basquiat compte aujourd’hui parmi les artistes les plus cotés du marché de l’art : chacune de ses toiles, toutes peintes durant cette brève période 1981-1984, se négocie régulièrement pour plusieurs dizaines de millions d’euros en salle des ventes, un phénomène qui ne se limite d’ailleurs plus aux seules peintures puisque même ses œuvres sur papier battent aujourd’hui des records. En mai 2026, sa toile Museum Security (Broadway Meltdown), peinte en 1983, est ainsi passée sous le marteau de Sotheby’s à New York avec une estimation dépassant les 45 millions de dollars, avant d’être adjugée à un prix encore supérieur.

Voici, du quinzième au premier rang, les adjudications publiques les plus spectaculaires jamais enregistrées pour l’artiste. Sauf indication contraire, les montants sont convertis en euros au taux de change en vigueur à la mi-août 2026 (environ un dollar pour 0,87 euro), frais acheteur compris ; la contre-valeur en dollars, devise de référence du marché de l’art new-yorkais, figure entre parenthèses.

15. Untitled, 1981 : 30,2 millions d’euros (34,9 millions de dollars), entrée en matière parmi les tableaux Basquiat les plus chers du monde

Cette toile n’a jamais été détrônée dans le cœur des amateurs de figures couronnées : aucune œuvre de Basquiat représentant ce motif n’a atteint un prix plus élevé en salle. Adjugée chez Christie’s à New York en mai 2014, elle provient de la succession d’Anita Reiner, collectionneuse du Maryland disparue en 2013, qui l’avait acquise en 1982 auprès d’Annina Nosei, la première marchande de l’artiste. Estimée entre 20 et 30 millions de dollars, l’œuvre a largement dépassé sa fourchette haute le soir de la vente.

tableaux Basquiat les plus chers : Untitled, 1981 : 30,2 millions d'euros (34,9 millions de dollars)
Jean-Michel Basquiat, Untitled, 1982.
Photo : Christie’s

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