La TV Bugatti signée C SEED ne ressemble à aucun autre téléviseur en vente aujourd’hui. Fermée, elle se fait passer pour un meuble bas dessiné dans l’esprit de la Tourbillon. Une pression suffit ensuite à la voir se redresser, pivoter et déployer, en 45 secondes, un écran MicroLED 4K de 110 ou 137 pouces. Baptisé C SEED BUGATTI N1, cet objet hybride vise une clientèle pour qui la taille d’un téléviseur ne doit jamais dicter l’allure d’un salon.
Dyson CameraJet : La brosse à dents électrique s’invite dans les codes du luxe
Le 1ᵉʳ septembre 2026, James Dyson montait sur la scène de l’Atelier des Lumières pour présenter la CameraJet, première brosse à dents de la marque britannique et unique modèle du marché doté d’une caméra intrabuccale. Vendue 479€ et disponible en deux finitions céramique, elle emprunte au vocabulaire du luxe autant qu’à celui de l’ingénierie : capteur macro de 100 000 pixels, intelligence artificielle embarquée et jet conique calibré au dixième de seconde. Déjà saluée à 4,9/5 par ses premiers utilisateurs, elle vient de trouver l’objet signature du soin dentaire.
Dyson signe sa première incursion dans le soin bucco-dentaire
Après les aspirateurs, les sèche-cheveux, les purificateurs d’air et le casque audio Dyson Zone, Dyson explore un territoire resté vierge pour la marque : la salle de bain, et l’hygiène dentaire en particulier. Six années de développement, 661 ingénieurs, 30 professionnels dentaires et plus de 16 millions de lignes de code ont mené à la Dyson CameraJet, dont l’algorithme d’apprentissage automatique s’est entraîné sur plus de 470 000 images dentaires. Selon Stratégies, la marque a choisi Paris pour orchestrer le lancement : James Dyson est monté sur scène en pleine démonstration, brosse à la main, pour ouvrir la présentation.
Cette montée en gamme confirme une tendance repérable dans le high-tech de luxe : les maisons qui ont construit leur réputation sur un seul geste étendent peu à peu leur vocabulaire à des objets du quotidien, quitte à transformer un rituel banal en démonstration de savoir-faire. Le brossage des dents, resté figé sur le plan technologique depuis des décennies selon plusieurs professionnels du secteur, devient ainsi le nouveau terrain de jeu de l’ingénieur britannique.

Dyson CameraJet : Gap Optical Targeting™, une caméra macro au service du sourire
La CameraJet embarque une caméra macro de 100 000 pixels nichée dans la tête de brosse, capable d’analyser 28 images par seconde pendant le brossage. Une lentille en forme de dôme assure une visibilité constante, complétée par une lumière stroboscopique qui éclaire chaque zone observée. Un algorithme d’intelligence artificielle traite ces images en temps réel pour repérer les espaces interdentaires : c’est la technologie Gap Optical Targeting™ qui donne son nom à l’appareil.
Dyson insiste sur la confidentialité du dispositif. Les images ne sont ni stockées ni transmises à un serveur, qu’elles soient traitées directement par l’appareil ou affichées en direct dans l’application MyDyson™. Un voyant blanc signale les moments où la caméra fonctionne, et celle-ci s’éteint dès qu’elle n’est plus nécessaire.

Un jet conique calibré à la goutte près
Une fois l’espace interdentaire détecté, une pompe à membrane propulse jusqu’à 0,15 ml de liquide en un dixième de seconde, sous la forme d’un jet conique plutôt que d’un jet aiguille classique. Ce choix résulte d’une collaboration de recherche entre Dyson et la faculté de médecine dentaire de l’Université nationale de Singapour, où l’équipe a développé sa propre plaque dentaire artificielle en laboratoire pour comparer les deux formes de projection. Le jet aiguille perfore la plaque sans la déloger, tandis que le jet conique la détache tout en restant plus doux pour les gencives et l’émail.
Le liquide provient d’un réservoir anti-gravité de 12,5 ml, dont le diaphragme se dilate pour réduire les poches d’air. Le nettoyage interdentaire fonctionne donc quel que soit l’angle de la brosse, un détail technique qui compte pour un geste répété chaque matin sans y prêter attention.

Dyson CameraJet : Une mécanique pensée comme une pièce d’horlogerie
La tête de brosse à poils doubles associe des brins souples à l’extérieur et plus fermes à l’intérieur, profilés pour nettoyer la ligne gingivale sans agresser l’émail. Une puce RFID intégrée surveille son usure et alerte l’utilisateur lorsqu’il est temps de la remplacer, tous les trois mois selon les recommandations dentaires. Le manche, recouvert d’un amortisseur en silicone, oscille 245 fois par seconde grâce à un moteur sonique qui maintient les brins en mouvement constant pour éviter qu’ils ne se bloquent.
L’appareil propose trois modes de nettoyage : brossage et jet automatique simultanés, brossage seul, ou jet seul actionné manuellement. Trois intensités complètent le réglage, du mode Doux au Nettoyage en profondeur, avec des capteurs intégrés qui préviennent l’utilisateur en cas de pression excessive ou de mauvaise technique. Certifiée IPX7, la CameraJet résiste à une immersion d’un mètre pendant trente minutes et s’utilise sous la douche, avec une autonomie annoncée de dix jours sur une charge complète.
Le boîtier, proposé en deux finitions céramique, mise sur un jeu de matières qui doit davantage à la joaillerie qu’à l’univers habituel de l’électroménager. La céramique s’est imposée ces dernières saisons dans l’horlogerie de luxe, où des maisons comme Vanguart ont décliné leur tourbillon Orb en versions Pink Ceramic et Blue Ceramic pour gagner en résistance aux rayures sans renoncer à la couleur. Dyson n’est pas la première marque à vouloir hisser la salle de bain au rang d’objet design : des équipementiers comme DesignLibero ont déjà imaginé des baignoires connectées pensées pour ce marché, avec éclairage, aromathérapie et interface tactile intégrés.

MyDyson™, le tableau de bord numérique du sourire
Connectée en Wi-Fi 2,4 GHz à l’application MyDyson™, la brosse permet de visualiser en direct l’intérieur de la bouche pendant le brossage, ou d’activer la caméra intrabuccale pour une inspection ponctuelle. L’application propose également un nettoyage guidé, une cartographie des zones couvertes et des analyses de tendances construites à partir des habitudes de brossage de l’utilisateur.
L’application supprime les images immédiatement après leur consultation, sans les stocker ni les partager avec un tiers, précise Dyson. Cette promesse de confidentialité conditionne l’adoption d’un objet qui filme l’intérieur de la bouche de son utilisateur, une frontière que peu de marques de soin personnel avaient franchie jusqu’ici.

Dyson CameraJet : Un système complet, un prix qui assume son positionnement
Vendue 479€ et disponible en Rose Céramique ou en Céramique Ultra Blue, la CameraJet reste exclusive au site dyson.fr et aux Dyson Demo Stores. Le prix comprend la brosse, sa station d’accueil, un câble USB-C vers broches Pogo, une batterie lithium-ion interchangeable, deux têtes de brosse à poils doubles, un étui de voyage transparent, ainsi qu’un dentifrice non moussant et un bain de bouche peu moussant, tous deux formulés pour ne pas gêner la lecture de la caméra.
Dyson assortit le lancement d’une politique satisfait ou remboursé sur 60 jours, d’un paiement en quatre fois sans frais via PayPal et d’une livraison en un à trois jours ouvrés, cohérente avec le positionnement premium revendiqué par la marque sur l’ensemble de sa gamme. Les premiers avis clients confirment cette ambition : 4,9/5 de moyenne, et 91 % des acheteurs se disent prêts à recommander l’appareil à un proche.

Le brossage des dents entre dans l’ère du luxe technologique
Avec la CameraJet, Dyson applique au soin dentaire la méthode qui a fait son succès ailleurs : repérer un geste quotidien resté inchangé depuis des décennies et le réinventer à grand renfort d’ingénierie. Le prix assumé et l’écosystème complet qui l’accompagne inscrivent l’appareil dans une grammaire du luxe déjà familière aux lecteurs habitués aux montres en céramique ou aux objets signés par les plus grandes maisons automobiles. Reste à savoir si le marché du soin bucco-dentaire, jusqu’ici discret, saura suivre cette bascule vers le très haut de gamme.
Cet article s’appuie sur la fiche produit officielle de Dyson, ainsi que sur le compte rendu du lancement parisien publié par Stratégies.


