Trois mois après un dévoilement qui lui avait valu les foudres de l’Italie entière, la première Ferrari électrique vient de signer le record mondial pour une voiture neuve vendue aux enchères. Le châssis 0 est parti trente-six fois son estimation, au profit intégral de la Ferrari Foundation, entre les mains d’un collectionneur qui avait déjà raflé la dernière Daytona SP3. Récit d’une réhabilitation en une soirée.
Les 10 Ferrari qui ont forgé la légende
Il existe des catalogues entiers de Ferrari collectionnables, et il existe les modèles qui ont réellement fait basculer quelque chose : une victoire en course qui change la réputation de la marque, une rupture esthétique, un transfert de technologie de la Formule 1 vers la route. Ce classement, chronologique plutôt que hiérarchique, retient dix voitures qui ont chacune, à leur époque, déplacé une ligne, technique, commerciale ou symbolique.
6. Ferrari 288 GTO (1984-1987), le retour d’un nom et l’aube du turbo
Deux cent soixante-douze exemplaires, un V8 2,9 litres biturbo de 400 chevaux, et une vitesse de pointe que Ferrari revendiquait à 304 km/h — quand la presse indépendante, elle, en mesurait plutôt 288, un écart classique entre chiffre constructeur et test sur route. Conçue pour l’homologation en Groupe B, elle n’a jamais couru en compétition : la catégorie a été supprimée avant qu’elle n’en ait l’occasion.
Son importance tient à deux choses : c’est la première Ferrari routière à reprendre le nom « GTO » depuis 1962, et son architecture moteur turbocompressé en position longitudinale sera reprise, presque telle quelle, sur le modèle suivant de cette liste.



