Trois mois après un dévoilement qui lui avait valu les foudres de l’Italie entière, la première Ferrari électrique vient de signer le record mondial pour une voiture neuve vendue aux enchères. Le châssis 0 est parti trente-six fois son estimation, au profit intégral de la Ferrari Foundation, entre les mains d’un collectionneur qui avait déjà raflé la dernière Daytona SP3. Récit d’une réhabilitation en une soirée.
Les 10 Ferrari qui ont forgé la légende
Il existe des catalogues entiers de Ferrari collectionnables, et il existe les modèles qui ont réellement fait basculer quelque chose : une victoire en course qui change la réputation de la marque, une rupture esthétique, un transfert de technologie de la Formule 1 vers la route. Ce classement, chronologique plutôt que hiérarchique, retient dix voitures qui ont chacune, à leur époque, déplacé une ligne, technique, commerciale ou symbolique.
4. Ferrari 365 GTB/4 « Daytona » (1968-1973), la dernière grande GT à moteur avant parmi les modèles légendaires Ferrari
Mille deux cent quatre-vingt-quatre coupés et cent vingt-deux spiders, animés par un V12 4,4 litres de 352 chevaux, capables du 0 à 97 km/h en 5,4 secondes et de 280 km/h en pointe. Le surnom « Daytona », que Ferrari elle-même n’a jamais officiellement adopté, vient du triplé de la marque aux 24 Heures de Daytona 1967.
C’est la dernière grande routière à moteur avant du catalogue Ferrari avant que la marque ne bascule, sur ses modèles douze cylindres, vers l’architecture à moteur central. Sur le marché actuel, les exemplaires en acier s’échangent entre 400 000 et 700 000 dollars ; les très rares versions en aluminium, produites à moins d’une dizaine d’unités, atteignent des estimations dépassant les 1,7 million de dollars.



