À la croisée de la photographie, de la composition florale et de l’illusion d’optique, Lis Sam développe une œuvre qui défie le regard. Porté par une écriture visuelle immédiatement reconnaissable et une actualité internationale, l’artiste s’impose aujourd’hui comme l’une des signatures les plus prometteuses de la scène contemporaine.
Tour de France : l’histoire complète de la Grande Boucle, institution française depuis 1903
Née en 1903 d’une simple rivalité entre deux journaux sportifs, la Grande Boucle est devenue en un peu plus d’un siècle le troisième événement sportif le plus regardé au monde. Rivalités épiques, champions de légende, cols mythiques, mais aussi affaires de dopage retentissantes : plongée dans plus de 120 ans d’une épopée qui a façonné l’imaginaire cycliste et l’identité même du sport français.
L’ogre Merckx et les seigneurs modernes
Dans les années suivantes, un Belge écrase toute concurrence. Eddy Merckx, surnommé « le Cannibale » pour son insatiable appétit de victoires, égale les cinq succès d’Anquetil (1969, 1970, 1971, 1972 et 1974). En 1969, pour son premier Tour, il réalise l’exploit inégalé de remporter simultanément le classement général, le classement par points et celui du meilleur grimpeur. Il détient toujours le record du plus grand nombre de jours passés en maillot jaune (96 au total, demi-étapes comprises : 111).
En 1975, le 20 juillet très exactement, le Tour prend son visage moderne. La course s’achève pour la première fois sur les Champs-Élysées, et Bernard Thévenet met un terme au règne de Merckx. Cette même année sont créés le maillot à pois : comme u, hommage au pistard Henri Lemoine, surnommé « P’tits pois » pour ses tenues d’avant-guerre, ainsi que le maillot blanc du meilleur jeune. Un autre Breton, Bernard Hinault, prend ensuite les commandes du peloton. « Le Blaireau » signe cinq victoires entre 1978 et 1985, incarnant l’autorité, l’agressivité et la fierté à l’état pur. Il reste, à ce jour, le dernier Français à avoir remporté le Tour de France.



