Au Tour de France, la lumière n’accroche pas que les vélos : elle capte aussi l’éclat des montres au poignet des coureurs. De Tissot, chronométreur officiel, aux Richard Mille à 300 000 € de Pogačar et Van der Poel, jusqu’à l’audacieuse équipe Tudor Pro Cycling, la haute horlogerie s’est invitée dans le peloton. Décryptage des plus belles montres du cyclisme et de leurs partenariats.
Tour de France : l’histoire complète de la Grande Boucle, institution française depuis 1903
Née en 1903 d’une simple rivalité entre deux journaux sportifs, la Grande Boucle est devenue en un peu plus d’un siècle le troisième événement sportif le plus regardé au monde. Rivalités épiques, champions de légende, cols mythiques, mais aussi affaires de dopage retentissantes : plongée dans plus de 120 ans d’une épopée qui a façonné l’imaginaire cycliste et l’identité même du sport français.
L’âge d’or des champions
À la Libération, le journal L’Auto est interdit pour collaboration et remplacé par L’Équipe, qui reprend l’organisation du Tour. La compétition renaît en 1947 et entre dans son âge d’or. Les années 1950 sont marquées par les duels entre le Français Louison Bobet, premier coureur à réussir trois victoires consécutives (1953-1955), et l’Italien Fausto Coppi, le « Campionissimo », l’un des rares à avoir remporté le doublé Giro-Tour la même année.
Puis vient l’ère Jacques Anquetil. Ce Normand au style d’esthète et à la précision chirurgicale devient en 1964 le premier coureur à décrocher cinq victoires (1957, 1961, 1962, 1963 et 1964). Son duel avec Raymond Poulidor sur les pentes du Puy-de-Dôme en 1964, épaule contre épaule, reste l’une des images les plus emblématiques du sport français. « Poupou », éternel second, ne remportera jamais la Grande Boucle mais deviendra paradoxalement l’un des coureurs les plus aimés de tous les temps.



