Ferrari n’est pas simplement un constructeur automobile. C’est un mythe vivant dont certains chapitres ont pris la forme d’objets mécaniques dont la désirabilité dépasse toute logique économique rationnelle. En janvier 2026, neuf des dix voitures les plus chères vendues aux enchères dans le monde étaient des Ferrari. Cette statistique dit, mieux que n’importe quel argumentaire, pourquoi certains modèles de Maranello sont devenus des actifs de collection qui se transmettent comme des œuvres d’art et se disputent comme des trophées. Voici les cinq dont le monde entier se bat pour être propriétaire.
Ferrari : Forte croissance au premier trimestre 2025 malgré les incertitudes aux États-Unis
Premiers tours de roue prometteurs pour Ferrari en 2025. La maison de Maranello débute l’année sur les chapeaux de roue avec une dynamique commerciale bien en place : entre janvier et mars, le constructeur italien a enregistré une croissance à deux chiffres, portée par une demande toujours soutenue pour ses modèles d’exception.
Avec 3 593 véhicules livrés au premier trimestre – une progression modeste en volume mais significative en valeur –, Ferrari voit son chiffre d’affaires frôler les 1,8 milliard d’euros, tandis que son bénéfice grimpe de 17 %. Cette performance est le fruit d’un positionnement affiné, misant sur l’exclusivité, les options de personnalisation haut de gamme et un mix produit soigneusement calibré.

« Tous les indicateurs sont au vert », commente Benedetto Vigna, CEO du groupe, évoquant une année 2025 qui s’annonce riche en nouveautés : six lancements sont prévus, parmi lesquels la très attendue 296 Speciale et l’entrée remarquée de la marque sur le segment du 100 % électrique avec l’Elettrica.

Mais si l’Europe et l’Asie restent des piliers solides pour la firme au cheval cabré, l’horizon s’obscurcit légèrement du côté des États-Unis. Sur ce marché stratégique – qui représentait l’an dernier un tiers des ventes globales –, Ferrari anticipe des ajustements tarifaires liés à l’introduction de droits de douane sur les véhicules importés. Une hausse pouvant atteindre +10 % sur certains modèles, hors gammes SF90, Roma et 296, a d’ores et déjà été annoncée.
Une décision mesurée, destinée à préserver les marges sans compromettre l’image de marque. Car chez Ferrari, l’équilibre entre rareté, désirabilité et rentabilité demeure un art parfaitement maîtrisé.



