Depuis 2017, Hublot fait de Saint-Tropez le théâtre de son rendez-vous estival. Pour 2026, la manufacture de Nyon abandonne les teintes saturées qui ont bâti sa réputation et s’aventure sur un terrain autrement plus périlleux : le pastel. Six montres, deux éditions limitées et une démonstration technique déguisée en collection de vacances.
Hublot Big Bang Sapphire Sky Blue : Un ciel d’été au poignet
Quelques semaines après avoir habillé sa collection estivale de céramique pastel, Hublot revient sur le devant de la scène avec une pièce d’une tout autre nature. La Big Bang Sapphire Sky Blue enferme le mouvement Meca-10 et ses dix jours de réserve dans un boîtier de saphir bleu ciel entièrement transparent. Cent exemplaires, et une démonstration de force à peine déguisée.
Conjointement à l’annonce des nouveaux modèles Hublot Big Bang Summer 2026, la manufacture horlogère de renom a dévoilé leur nouvelle Hublot Big Bang Sapphire Sky Blue, un modèle exceptionnel, avec un boîtier de montre entièrement transparent et usiné selon des méthodes de pointe.
Une fabrication qui ne tolère aucune approximation : la moindre erreur transforme un bloc de matière précieuse en rebut. Depuis dix ans, la manufacture de Nyon manie pourtant ce matériau avec une aisance déconcertante, au point de s’être décerné le titre de Maître du saphir. La Big Bang Sapphire Sky Blue en apporte une nouvelle preuve, et l’habille cette fois de la couleur d’un ciel d’été.

Le saphir, une signature devenue prouesse
Pour l’immense majorité des horlogers, le saphir se cantonne au verre qui protège le cadran. Hublot en a fait une matière de structure. Depuis 2016, date de sa première Big Bang en saphir, la manufacture décline ce cristal transparent dans presque toutes les teintes imaginables, du saphir incolore aux saphirs colorés que l’on croyait longtemps impossibles à obtenir. Le bleu ciel vient aujourd’hui combler un espace laissé vacant dans la collection, quelque part entre l’orange dévoilé en 2021 et les bleus glacier des pièces les plus exclusives de la maison.
L’exercice n’a rien d’anecdotique. Le saphir présente une dureté proche de celle du diamant, ce qui le rend particulièrement rétif à l’usinage. Obtenir un boîtier poli miroir, parfaitement translucide et coloré dans la masse, suppose une maîtrise que peu de manufactures peuvent revendiquer. C’est précisément là que Hublot excelle, et qu’elle transforme une contrainte technique en argument esthétique.

Hublot Big Bang Sapphire Sky Blue : Un boîtier entièrement transparent
La Big Bang Sapphire Sky Blue réunit un boîtier de 44 mm en verre saphir entièrement poli, une lunette taillée dans le même matériau et retenue par six vis en titane en forme de H, signature visuelle de la marque. Ces vis constituent d’ailleurs le seul élément de structure qui échappe au saphir : le titane reste ici indispensable à la tenue mécanique de l’ensemble.
Le résultat tient de l’objet optique autant que de la montre. La transparence intégrale du boîtier laisse la lumière traverser le garde-temps sous tous les angles, éclairant le cadran squeletté bleu ciel mat et les ponts assortis qui laissent entrevoir l’architecture du mouvement. Le fond, lui aussi en saphir, dévoile la mécanique par en dessous. Un bracelet en caoutchouc structuré bleu ciel prolonge l’accord chromatique du boîtier jusqu’au poignet, refermé par un fermoir à boucle déployante en titane. Le système One-Click permet de le changer sans outil.

La Meca-10, une mécanique qui s’exhibe
Si le boîtier attire d’abord le regard, le cœur de la proposition bat sous le saphir. Lancé en 2016, le calibre Meca-10 a bousculé les codes de l’horlogerie traditionnelle avec une architecture directement inspirée des systèmes de construction mécanique. Conçu autour du mouvement plutôt que caché derrière un cadran, il transforme rouages, ponts et ressorts en éléments visuels de premier plan. Le choix est ici d’une cohérence parfaite : quand le boîtier est transparent et que toute la logique de la montre repose sur le fait de montrer plutôt que de dissimuler, un mouvement entièrement squeletté s’impose comme une évidence.
Le calibre manufacture HUB1201, à remontage manuel, compte 223 composants et adopte une esthétique inspirée du Meccano qui met chaque pièce en évidence. Entraîné par deux barillets parallèles, il délivre une réserve de marche de dix jours, soit 240 heures. C’est l’une de ses signatures, tout comme son système d’affichage atypique à crémaillère et pignon : deux râteaux coulissent le long d’un axe allant de 9 heures à 3 heures et offrent une double lecture de l’énergie restante, caractéristique devenue emblématique de la collection. Le mouvement bat à 3 Hz, soit 21 600 alternances par heure, et reste visible depuis le fond saphir.

Hublot Big Bang Sapphire Sky Blue : Fiche technique
BIG BANG SAPPHIRE SKY BLUE Référence : 424.JX.5120.RX Édition limitée à 100 exemplaires Boîtier : verre saphir poli, 44 mm, système One-Click, verre saphir avec traitement antireflet Lunette : verre saphir poli, 6 vis en titane en forme de H Fond : verre saphir poli avec traitement antireflet Cadran : squeletté bleu ciel mat Mouvement : HUB1201 manufacture Meca-10, squeletté à remontage manuel, indicateur de réserve de marche, 223 composants, 24 rubis, 3 Hz (21 600 A/h), réserve de marche de 240 heures (10 jours) Étanchéité : 50 mètres Bracelet : caoutchouc structuré et ligné bleu ciel, boucle déployante en titane
Hublot Big Bang Sapphire Sky Blue : Prix et disponibilité
Big Bang Sapphire Sky Blue prix de vente public : 82 700 euros
La Big Bang Sapphire Sky Blue est proposée dans une sélection de points de vente Hublot ainsi que sur hublot.com. Elle bénéficie de la garantie 5+5 de la manufacture, l’une des plus étendues du secteur, qui porte la couverture internationale jusqu’à dix ans pour les pièces éligibles enregistrées via le programme Hublotista.
À ce niveau de prix, la Big Bang Sapphire Sky Blue ne s’adresse évidemment pas au premier venu. Mais elle rappelle une constante chez Hublot : derrière l’exubérance affichée se cache une science des matériaux que peu de maisons peuvent égaler. Ici, la couleur n’est pas un habillage posé en surface, c’est une propriété de la matière elle-même. Et c’est bien cette maîtrise, plus que le spectacle, qui justifie l’exercice.
Crédits photos / vidéo : ©Hublot


