Trois mois après un dévoilement qui lui avait valu les foudres de l’Italie entière, la première Ferrari électrique vient de signer le record mondial pour une voiture neuve vendue aux enchères. Le châssis 0 est parti trente-six fois son estimation, au profit intégral de la Ferrari Foundation, entre les mains d’un collectionneur qui avait déjà raflé la dernière Daytona SP3. Récit d’une réhabilitation en une soirée.
Les 10 Ferrari qui ont forgé la légende
Il existe des catalogues entiers de Ferrari collectionnables, et il existe les modèles qui ont réellement fait basculer quelque chose : une victoire en course qui change la réputation de la marque, une rupture esthétique, un transfert de technologie de la Formule 1 vers la route. Ce classement, chronologique plutôt que hiérarchique, retient dix voitures qui ont chacune, à leur époque, déplacé une ligne, technique, commerciale ou symbolique.
1. Ferrari 250 Testa Rossa (1957-1961), la légende par la course
Ferrari modèles légendaires : Trente-trois exemplaires, dont dix-neuf versions client, animés par un V12 3,0 litres de 300 chevaux à 7 000 tr/min, cent chevaux au litre, un chiffre remarquable pour la fin des années 1950. La carrosserie à ailes en forme de bulbes, dessinée pour l’aérodynamique et le refroidissement, est devenue l’une des silhouettes les plus reconnaissables de l’histoire automobile.
Son palmarès, lui, ne souffre d’aucune contestation : dix victoires en Championnat du monde des voitures de sport, trois succès aux 24 Heures du Mans (1958, 1960, 1961), trois à Sebring, un à la Targa Florio, et trois titres constructeurs consécutifs. C’est la voiture qui a construit la réputation compétitive de Ferrari avant même que la marque ne devienne un objet de désir routier.



