Trois mois après un dévoilement qui lui avait valu les foudres de l’Italie entière, la première Ferrari électrique vient de signer le record mondial pour une voiture neuve vendue aux enchères. Le châssis 0 est parti trente-six fois son estimation, au profit intégral de la Ferrari Foundation, entre les mains d’un collectionneur qui avait déjà raflé la dernière Daytona SP3. Récit d’une réhabilitation en une soirée.
Les 10 Ferrari qui ont forgé la légende
Il existe des catalogues entiers de Ferrari collectionnables, et il existe les modèles qui ont réellement fait basculer quelque chose : une victoire en course qui change la réputation de la marque, une rupture esthétique, un transfert de technologie de la Formule 1 vers la route. Ce classement, chronologique plutôt que hiérarchique, retient dix voitures qui ont chacune, à leur époque, déplacé une ligne, technique, commerciale ou symbolique.
2. Ferrari 250 GT California Spyder (1957-1963), le grand tourisme qui devient icône populaire
Environ cent six à cent huit exemplaires ont été produits, en configuration châssis long puis châssis court, avec des puissances allant de 240 à 280 chevaux. Conçue pour séduire la clientèle américaine, la California Spyder cumule une vraie vocation sportive, cinquième au classement général des 24 Heures du Mans 1959, victoires de catégorie à Sebring, et une notoriété populaire disproportionnée, acquise trois décennies plus tard grâce à un second rôle dans La Folle Journée de Ferris Bueller en 1986.
Le marché de l’enchère publique a suivi cette double légitimité : un exemplaire s’est vendu 7,04 millions d’euros en 2008, c’était la voiture de l’animateur britannique Chris Evans, un autre 14,2 millions d’euros en 2015, ayant appartenu à Alain Delon, et une version compétition à châssis court a atteint 25,3 millions de dollars à Monterey en août 2025.



