Au Tour de France, la lumière n’accroche pas que les vélos : elle capte aussi l’éclat des montres au poignet des coureurs. De Tissot, chronométreur officiel, aux Richard Mille à 300 000 € de Pogačar et Van der Poel, jusqu’à l’audacieuse équipe Tudor Pro Cycling, la haute horlogerie s’est invitée dans le peloton. Décryptage des plus belles montres du cyclisme et de leurs partenariats.
Tour de France : l’histoire complète de la Grande Boucle, institution française depuis 1903
Née en 1903 d’une simple rivalité entre deux journaux sportifs, la Grande Boucle est devenue en un peu plus d’un siècle le troisième événement sportif le plus regardé au monde. Rivalités épiques, champions de légende, cols mythiques, mais aussi affaires de dopage retentissantes : plongée dans plus de 120 ans d’une épopée qui a façonné l’imaginaire cycliste et l’identité même du sport français.
L’invention du maillot jaune
Après l’interruption due à la Première Guerre mondiale, qui coûte la vie à plusieurs anciens vainqueurs comme François Faber, Octave Lapize et Lucien Petit-Breton, le Tour reprend en 1919. C’est cette année-là qu’apparaît l’un des symboles les plus puissants du sport mondial. Pour permettre au public et aux journalistes d’identifier facilement le leader du classement général, Desgrange fait confectionner un maillot d’une couleur unique. Il choisit le jaune, en écho aux pages du journal L’Auto.
Le 19 juillet 1919, au départ de la 11e étape à Grenoble, Eugène Christophe endosse le tout premier maillot jaune de l’histoire (avant de jouer à nouveau de malchance en cassant sa fourche, ce qui lui était déjà arrivé en 1913). Une tunique qui deviendra, décennie après décennie, l’objet de tous les désirs et de toutes les convoitises du cyclisme mondial.



