Au Tour de France, la lumière n’accroche pas que les vélos : elle capte aussi l’éclat des montres au poignet des coureurs. De Tissot, chronométreur officiel, aux Richard Mille à 300 000 € de Pogačar et Van der Poel, jusqu’à l’audacieuse équipe Tudor Pro Cycling, la haute horlogerie s’est invitée dans le peloton. Décryptage des plus belles montres du cyclisme et de leurs partenariats.
Tour de France : l’histoire complète de la Grande Boucle, institution française depuis 1903
Née en 1903 d’une simple rivalité entre deux journaux sportifs, la Grande Boucle est devenue en un peu plus d’un siècle le troisième événement sportif le plus regardé au monde. Rivalités épiques, champions de légende, cols mythiques, mais aussi affaires de dopage retentissantes : plongée dans plus de 120 ans d’une épopée qui a façonné l’imaginaire cycliste et l’identité même du sport français.
Le premier Tour : une aventure homérique
Le 1er juillet 1903, à 15h16, soixante coureurs s’élancent devant le café « Le Réveil-Matin », à Montgeron, en banlieue sud de Paris. Le parcours prévoit six étapes gigantesques : de 400 à 500 kilomètres chacune, pour un total de 2 428 kilomètres reliant Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris à nouveau. Les coureurs roulent de nuit comme de jour, sur des routes empoussiérées, avec des vélos rudimentaires à pignon fixe.
C’est Maurice Garin, ancien ramoneur d’origine italienne surnommé « le Petit Ramoneur », qui inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire en remportant cette première édition. Le 19 juillet, il franchit la ligne d’arrivée avec près de trois heures d’avance sur son plus proche poursuivant, Lucien Pothier. Un écart aujourd’hui inimaginable tant les performances se sont resserrées. Pari gagné pour L’Auto : les ventes du quotidien explosent, et la Grande Boucle s’impose immédiatement comme un rendez-vous incontournable.



