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L’histoire de la Rolex Daytona, 60 ans d’une icône

Date : 30 août 2026
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Il existe peu d’objets manufacturés dont la légende ait autant dépassé l’intention initiale. En 1963, quand Rolex lance ce qu’elle appelle alors l’Oyster Cosmograph, personne à Genève n’imagine qu’un exemplaire de cette montre se vendra un jour plus de dix sept millions de dollars. Le nom « Daytona » viendra un peu après, emprunté au circuit de Daytona Beach, en Floride, où Rolex assure le chronométrage officiel depuis le tout début des années 1960. Les sources elles mêmes hésitent entre 1961 et 1962 pour dater précisément ce rôle de chronométreur, un détail mineur au regard de ce qui allait suivre.

Histoire Rolex Daytona : La génération actuelle et une pièce d’exception pour le centenaire de l’Oyster

En 2023, pour les soixante ans du modèle, Rolex présente un nouveau calibre, le 4131, doté d’un échappement Chronergy et d’amortisseurs Paraflex. Le boîtier conserve ses 40 millimètres mais adopte un profil plus anguleux, la lunette Cerachrom reprenant un cerclage métallique inspiré des références vintage à poussoirs vissés. La gamme actuelle compte plusieurs références selon les matériaux, de l’acier Oystersteel au platine, ce dernier ayant hérité en 2023 d’un fond de boîte en saphir, une première pour ce modèle.

Watches and Wonders 2026 a vu apparaître une pièce hors catalogue à faible production, la référence 126502, dont le cadran principal et les trois compteurs sont réalisés en émail grand feu blanc sur base céramique, avec une lunette anthracite à effet métallique, présentée pour marquer le centenaire du boîtier Oyster.

Histoire Rolex Daytona : Ce que vaut une Daytona aujourd’hui

Le marché secondaire reste, plus de soixante ans après le lancement du modèle, l’un des plus tendus de toute l’horlogerie suisse. La référence en acier 126500LN, dont le tarif officiel s’établit autour de 15 100 dollars, s’échange sur le marché gris entre 33 000 et 40 000 dollars selon les données disponibles, soit une prime avoisinant 150 pour cent, la plus élevée de toutes les Rolex en acier. Les listes d’attente en boutique agréée se comptent toujours en années plutôt qu’en mois pour ce modèle précis.

Depuis le record Paul Newman de 2017, d’autres résultats d’enchères notables ont suivi, sans jamais s’en approcher : une référence 6270 ayant appartenu au sultan Qaboos d’Oman, produite à seulement huit exemplaires connus, a atteint 5 230 100 dollars chez Sotheby’s en octobre 2025. Des cadrans rares en lapis lazuli et en turquoise ont respectivement dépassé 3,2 et 3,1 millions de dollars. Ces montants, considérables, rappellent surtout à quel point le résultat de 2017 demeure, à lui seul, dans une catégorie à part.

Rolex, société privée, ne publie aucun chiffre de production ni de vente par modèle. Les estimations qui circulent, notamment celles avancées par des analystes indépendants situant la part de la Daytona autour de 15 pour cent des ventes de la collection professionnelle du groupe, doivent donc être lues comme des extrapolations et non comme des données confirmées par la marque.

Découvrez aussi l’histoire de la Rolex Submariner.

Sources : Rolex (page officielle d’histoire de la marque), Phillips (article et résultats de vente, 2017), Sotheby’s (guide Daytona Zenith et classement des ventes record), Monochrome Watches, Worn and Wound, SJX Watches, Revolution Watch, Quill and Pad, Everest Bands, RolexRadar.

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