Piaget a dévoilé le 31 août la Polo Minute Repeater, première répétition minutes logée dans le boîtier sport de la collection Polo plutôt que dans la ligne plus habillée Polo Emperador, qui accueillait jusqu’ici les complications sonnantes de la maison. Le boîtier de 48 mm de diamètre, en or blanc 18 carats à finition rhodiée, affiche une épaisseur de 9,3 mm pour la version courante, référence G0A51038, et de 9,4 mm pour la version haute joaillerie référencée G0A51017.
Seiko Presage Craftsmanship : La Laurel revit sous l’émail et la laque Urushi
Seiko dévoile deux nouvelles Presage Classic Series « Craftsmanship », inspirées de la Laurel, première montre-bracelet japonaise créée en 1913. L’une porte un cadran en émail blanc immaculé, l’autre une laque Urushi noire aux détails dorés, façonnés à la main par des maîtres artisans japonais. Les deux modèles rejoignent la collection permanente dès septembre 2026, à partir de 1430€.
Seiko ancre sa nouvelle collection Presage Classic Series « Craftsmanship » dans un souvenir précis : le 12 rouge qui ornait le cadran de la toute première montre-bracelet fabriquée au Japon. Cent treize ans après la Laurel, la maison japonaise convoque à nouveau cette pièce fondatrice pour habiller deux garde-temps mécaniques du quotidien. L’un porte un cadran en émail, l’autre en laque Urushi. Chacun est confié aux mains d’artisans qui pratiquent leur art depuis des décennies.
La Laurel, matrice horlogère de la collection Presage
L’histoire horlogère de Seiko commence en 1913 avec la Laurel, reconnue comme un élément du patrimoine de l’ingénierie mécanique par la Société japonaise des ingénieurs en mécanique. Cet héritage irrigue encore l’approche mécanique de la maison, en particulier au sein de la collection Presage, qui marie expertise horlogère et expressions de la culture et de l’artisanat japonais.
La ligne Classic Series « Craftsmanship » concentre cette ambition. Elle met les cadrans au service des savoir-faire traditionnels : émail, laque Urushi, porcelaine d’Arita ou encore émail Shippo. En 2021, quatre garde-temps en édition limitée avaient déjà célébré le 110ᵉ anniversaire de l’horlogerie Seiko à travers ces quatre techniques. Les références HCC005 et HCC006 poursuivent ce dialogue, cette fois en revenant directement au dessin de la Laurel.

Le blanc d’émail signé Mitsuru Yokosawa
La HCC005 reprend le dessin de la Laurel et affiche des chiffres arabes dans une typographie originale, à la fois élégante et lisible. Le « 12 » rouge, détail emblématique du modèle d’origine, ponctue la pureté du cadran blanc d’une touche subtile et immédiatement reconnaissable.
L’émail s’impose comme un choix fidèle à l’esprit de la Laurel : un matériau apprécié pour sa beauté durable et sa résistance à l’altération des couleurs au fil du temps. Le maître artisan Mitsuru Yokosawa réalise le cadran aux côtés de Kazunori Uchiyama, qui a perfectionné son savoir-faire à son contact. Leur maîtrise permet d’obtenir une finition d’un blanc immaculé, conçue pour traverser les générations.
La création d’un cadran en émail exige une précision et une capacité d’adaptation exceptionnelles face aux variations de température et d’humidité. Ces contraintes obligent les artisans à ajuster la composition de l’émail à chaque fournée.

Seiko Presage Craftsmanship : La laque Urushi, un art transmis de père en fille
La HCC006 associe les éléments de design de la Laurel à la richesse esthétique de la laque Urushi. Des détails dorés ponctuent le cadran et accentuent le contraste avec le noir intense de la laque. Les aiguilles et les index adoptent une texture riche et un relief qui accompagnent le caractère expressif de cette matière.
Technique ancestrale profondément ancrée dans la culture japonaise, la laque Urushi est appréciée pour son éclat profond et sa grande durabilité. Son élaboration suit un processus long et exigeant, fait de multiples applications et polissages réalisés à la main. La couleur gagne en richesse et la résistance s’accroît au fil des années.
Toshikazu Tsuji, sa fille Mitsuki Tsuji et leur équipe réalisent chaque cadran sous la direction du maître laqueur Isshu Tamura, établi à Kanazawa. Mitsuki Tsuji est l’héritière de la tradition de la laque d’Echizen, l’une des plus anciennes du Japon. Elle élargit aujourd’hui son savoir-faire en se formant auprès d’Isshu Tamura.

Le boîtier Craftsmanship, un même écrin pour deux caractères
Les deux montres adoptent le dernier boîtier de la ligne Classic Series « Craftsmanship », conçu pour souligner la profondeur et le relief des cadrans en émail et en laque Urushi tout en conservant une élégance discrète. Un verre saphir doublement bombé, traité antireflet sur sa face intérieure, coiffe un boîtier de 39,6 mm de diamètre pour 12,4 mm d’épaisseur, fermé par un fond transparent vissé.
Seule la finition distingue les deux références : acier inoxydable à revêtement extra-dur pour la HCC005, acier inoxydable teinté or jaune pour la HCC006. Le calibre mécanique 6R5H anime les deux modèles à 21 600 alternances par heure, pour une réserve de marche d’environ 72 heures et 24 rubis. La résistance magnétique atteint 4 800 A/m, pour une étanchéité de 3 bar, soit 30 mètres.
Le bracelet en cuir, fermé par une boucle déployante à bouton-poussoir, provient de tanneries certifiées par le Leather Working Group. Ce tannage à l’huile confère souplesse et durabilité au cuir. Membre du LWG, Seiko vise à terme plus de 90 % de ses bracelets en cuir issus de tanneries certifiées par l’organisation.
Prix et disponibilité Seiko Presage Craftsmanship : Deux modèles sous la barre des 2000 €
Seiko propose la HCC005 au cadran en émail à 1430€ et la HCC006 au cadran en laque Urushi à 1640€, prix publics conseillés en Europe. Les deux montres rejoignent la collection permanente et seront disponibles dès septembre 2026 dans les boutiques Seiko et chez les revendeurs agréés.
Sous la barre des 2000€, ces deux Presage Craftsmanship trouveraient facilement leur place dans notre sélection des 5 plus belles montres de luxe à moins de 2000€, aux côtés de références NOMOS ou Tissot. Elles rappellent aussi qu’un cadran façonné à la main, comme celui de la Reverso Tribute Enamel « Turner Series » de Jaeger-LeCoultre, ne se limite plus aux seules pièces de haute horlogerie. Pour qui explore l’horlogerie accessible sous un autre angle, notre sélection de Rolex d’occasion à moins de 3000€ offre un point de comparaison utile sur ce segment de prix.
Ces deux garde-temps confirment surtout la place que Seiko réserve aux métiers d’art dans sa collection Presage, entre horlogerie mécanique et artisanat traditionnel japonais.
Crédits photos : ©Seiko






