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Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel « Turner Series » : Venise sublimée en quatre garde-temps

Date : 28 août 2026
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Jaeger-LeCoultre retourne à la Biennale Homo Faber avec la Reverso Tribute Enamel « Turner Series ». La collection réunit quatre montres en or gris, éditées à seulement 10 exemplaires chacune. Sur chaque fond de boîtier, une toile vénitienne de J.M.W. Turner prend vie en émail miniature. Guillochage, paillonnage et peinture sur émail se conjuguent ainsi pendant environ 80 heures par pièce. Un travail signé par l’atelier Métiers Rares™ de la Manufacture.

Venise a capté le regard de générations entières de peintres, mais peu l’ont observée avec l’obsession du Britannique J.M.W. Turner. C’est cette fascination que Jaeger-LeCoultre met en lumière avec la Reverso Tribute Enamel « Turner Series ». La série est dévoilée à l’occasion du retour de la Maison à la Biennale Homo Faber, en septembre. Quatre nouvelles éditions limitées, quatre toiles, un seul objectif : faire de la Reverso un vecteur d’expression artistique. La Manufacture l’a d’ailleurs déjà démontré à plusieurs reprises avec sa collection Reverso Tribute Enamel.

Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel Turner Series

Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel Turner Series : Turner, une fascination vénitienne de plus de vingt ans

Joseph Mallord William Turner naît à Londres en 1775. Il s’impose aujourd’hui comme l’un des peintres paysagistes les plus influents de l’histoire de l’art occidental. Après des débuts précoces dans le courant réaliste, il développe ensuite une touche plus libre et plus expressive. Il manie parfois le pinceau du pouce, ou même le couteau à palette. Son but : restituer la lumière autant que l’émotion. Cette approche, en avance sur son temps, en fera l’un des précurseurs revendiqués par l’impressionnisme. L’expressionnisme abstrait, plusieurs décennies après sa mort en 1851, s’en réclamera également.

Venise occupe une place à part dans son œuvre. Turner s’y rend à trois reprises, en 1819, 1833 et 1840. Il choisit toujours la fin de l’été, lorsque l’humidité enveloppe les canaux d’une brume diffuse. Il n’exposera que 25 toiles vénitiennes de son vivant. Sa production reste pourtant considérable : environ 150 aquarelles et près de 900 dessins en moins de quatre semaines. Ses huiles, elles, ne prennent forme qu’à son retour dans son atelier londonien.

Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel Turner Series

Homo Faber 2026, la Biennale de l’artisanat retrouve Venise

En septembre, la Fondazione Giorgio Cini accueille la 4ᵉ édition de la Biennale Homo Faber. L’événement se tient sur l’île de San Giorgio Maggiore. Cette édition, intitulée « An Island of Light », est placée sous la direction artistique de l’artiste britannique Es Devlin. Elle est connue notamment pour ses installations lumineuses monumentales. Organisée sous l’égide de la Michelangelo Foundation, la Biennale célèbre l’artisanat contemporain. Elle réunit les œuvres de centaines de maîtres artisans et de jeunes talents. En parallèle, « Homo Faber in Città » prolonge l’expérience le long des canaux de la ville.

C’est dans ce cadre que Jaeger-LeCoultre choisit chaque fois de rendre hommage à la ville hôte. La Maison avait déjà suivi cette démarche pour l’édition précédente. Elle avait alors consacré une série Reverso Tribute Enamel aux toiles vénitiennes de Claude Monet. Cette année, c’est au tour de Turner d’inspirer l’atelier Métiers Rares™.

Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel Turner Series : cadran émaillé à la main

Les Métiers Rares™ à l’œuvre : 14 couches d’émail pour recréer la lumière

Depuis plusieurs années, la boîte pivotante de la Reverso sert de toile aux artisans de la Manufacture. Ils y reproduisent à petite échelle de célèbres œuvres d’art. Ici, l’exercice imposait d’abord un premier défi : recadrer les tableaux de Turner. Le plus grand tableau mesure 68,6 x 91,4 cm. Il fallait l’adapter au format portrait de la Reverso, sans en trahir l’esprit. Puis vient la miniaturisation proprement dite, sur une surface de 2 cm², la taille d’un timbre-poste.

Restituer l’ambiance éthérée des toiles et les reflets de l’eau demande un travail par couches successives. C’est particulièrement vrai pour les nuages. La miniature est d’abord peinte dans son intégralité, puis recouverte de deux couches d’émail translucide sur les seules zones nuageuses. Ces zones sont ensuite repeintes, avant que l’ensemble ne reçoive deux couches transparentes supplémentaires. Le scintillement de l’eau, lui, s’obtient par paillonnage : une fine feuille d’argent est déposée sous l’émail coloré translucide, avant cuisson. Au total, chaque miniature nécessite 14 couches d’émail, cuites séparément à 800°C. Le détail : trois couches pour la base, quatre pour la peinture, et sept pour le fondant translucide final. Ce travail représente environ 80 heures par pièce. Enfin, une signature secrète, dissimulée sur un paillon de feuille d’or, permet d’identifier l’artisan à l’origine de chaque exemplaire.

Cette maîtrise de l’émaillage miniature n’est pas une première pour la Manufacture. Elle l’avait déjà démontrée sur la Master Ultra Thin Perpetual Enamel Chestnut, présentée pour Only Watch.

Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel Turner Series

Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel Turner Series : Un dialogue entre guillochage et émaillage côté recto

Sur le cadran, les artisans marient guillochage à la main et émail Grand Feu translucide pigmenté. Les motifs sont choisis en écho aux miniatures du verso. Les gravures les plus complexes exigent jusqu’à 1 080 passages sur un tour à guillocher manuel. Suivent alors huit à neuf heures d’émaillage supplémentaires par cadran, avec jusqu’à cinq couches d’émail. La Manufacture y ajoute six à sept cuissons distinctes, toujours à 800°C.

Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel Turner Series

Le dernier geste consiste à poser les index facettés. Cela implique de percer de minuscules trous dans l’émail, sans l’endommager. Il faut ensuite décalquer le chemin de fer. Index et aiguilles Dauphine, communs à toutes les Reverso Tribute, laissent l’essentiel de la place au décor.

cadran fait à la main

Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Enamel Turner Series : Quatre toiles, quatre garde-temps

Venice, the Dogana and San Giorgio Maggiore (1834, National Gallery of Art, Washington) ouvre la série. L’île de San Giorgio Maggiore, théâtre même de la Biennale Homo Faber, y fait face à la place Saint-Marc. Son cadran adopte un nouveau motif guilloché dit « soleil croisé ». Il est gravé sur 180 lignes en six passages, soit 1 080 sillons au total. Référence Q39334W1.

Venice, from the Porch of Madonna della Salute (1835, Metropolitan Museum of Art, New York) joue sur une lumière voilée. Les fondations des bâtiments y semblent se fondre dans leur reflet, pour une impression de profondeur. Le motif « grain de riz » qui orne son cadran totalise 420 opérations, réparties sur 70 lignes en six passages. Référence Q39334W2.

Bridge of Sighs, Ducal Palace & Customhouse (1833, Tate Britain, Londres) rend un hommage direct à Canaletto. Il s’agit de la toute première vue de Venise que Turner peint à l’huile. Il la réalise quatorze ans après son premier séjour dans la ville. Le rose corail du Palais des Doges y contraste avec le vert de la lagune. Un écho se retrouve dans le motif natté du cadran, gravé sur 46 lignes en six passages. Référence Q39334W3.

Venice, the Bridge of Sighs (1840, Tate Britain, Londres) referme la série sur une note plus sombre. Turner y oppose la beauté et le déclin de la ville. Lors de son exposition, il accompagnait d’ailleurs cette toile de deux vers adaptés de Byron. Ces vers évoquent la chute de la République de Venise. Le cadran reprend la teinte lavande du ciel, à travers un motif ondulé de 41 vagues. Ces vagues sont creusées en neuf passages, soit 369 opérations. Référence Q39334W4.

Le calibre 822, une mécanique éprouvée

Les quatre montres partagent le même calibre mécanique à remontage manuel, le 822. Développé spécifiquement pour la Reverso, il en est le pilier depuis plus de deux décennies. Sa finesse, un peu moins de 3 mm, épouse parfaitement la boîte rectangulaire. Ce confort au poignet reste d’ailleurs l’une des signatures du modèle. Il affiche les heures et les minutes, avec une réserve de marche de 42 heures. Sa fréquence atteint 21 600 alternances par heure, soit 3 Hz.

calibre 822 à remontage manuel

La Reverso, une icône Art déco depuis 1931

La Reverso est lancée en 1931 pour résister à l’intensité des matchs de polo. Elle s’impose depuis comme l’une des montres les plus reconnaissables de l’horlogerie. Ses lignes Art déco et sa boîte pivotante distinctive y sont pour beaucoup. Plus de 50 calibres différents l’ont animée en 95 ans. Son verso en métal uni a également servi de terrain d’expression à l’émail, à la gravure ou aux pierres précieuses. Cette déclinaison Turner Series s’inscrit ainsi dans la lignée de la Reverso Tribute.

La Manufacture est installée dans la Vallée de Joux depuis 1833, où elle est surnommée l’Horloger des Horlogers. Elle revendique en effet plus de 1 400 calibres conçus et 430 brevets déposés depuis sa fondation. Ce savoir-faire se répartit entre 82 ateliers et 108 métiers.

Jaeger-LeCoultre communique le prix pour cette série sur demande uniquement. Elle reste réservée à une clientèle de collectionneurs, disponible sur demande auprès des boutiques de la Maison. Pour découvrir les quatre pièces en personne, rendez-vous à la Fondazione Giorgio Cini, du 1er au 30 septembre. Cette escale s’ajoute d’ailleurs à un été déjà chargé pour Venise. La ville accueille en effet, en parallèle, la Biennale d’Art, qui se prolonge jusqu’en novembre.

Crédits photos : © Jaeger-LeCoultre
Sources : dossier de presse Jaeger-LeCoultre, jaeger-lecoultre.com, homofaber.com

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