Il y a quelque chose de presque philosophique dans ce que Loro Piana tente d’accomplir devant les tribunaux depuis 2022. La maison ne défend pas un logo. Elle ne défend pas un monogramme. Elle ne défend pas un coloris déposé comme Hermès avec son orange ou Louboutin avec son rouge. Leur Piana n’appose pas de logos facilement identifiables sur ses produits, s’appuyant plutôt sur des éléments de design propriétaires tels que les semelles en caoutchouc blanc pour différencier ses pièces des autres marques. C’est précisément pour cela que la bataille est à la fois nécessaire et difficile : défendre l’invisible, convaincre les juges que l’absence de logo est elle-même une marque.





