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L’histoire de la Rolex Daytona, 60 ans d’une icône

Date : 30 août 2026
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Il existe peu d’objets manufacturés dont la légende ait autant dépassé l’intention initiale. En 1963, quand Rolex lance ce qu’elle appelle alors l’Oyster Cosmograph, personne à Genève n’imagine qu’un exemplaire de cette montre se vendra un jour plus de dix sept millions de dollars. Le nom « Daytona » viendra un peu après, emprunté au circuit de Daytona Beach, en Floride, où Rolex assure le chronométrage officiel depuis le tout début des années 1960. Les sources elles mêmes hésitent entre 1961 et 1962 pour dater précisément ce rôle de chronométreur, un détail mineur au regard de ce qui allait suivre.

L’homme qui a donné son nom à une montre qu’il n’a jamais achetée

Aucune histoire de la Daytona ne peut faire l’impasse sur ce qu’on appelle, depuis la fin des années 1980, le cadran « exotique », popularisé sous le nom de Paul Newman. L’acteur ne l’a jamais achetée lui même : c’est son épouse, Joanne Woodward, qui la lui offre vers 1969, probablement acquise chez Tiffany & Co. sur la Cinquième Avenue, pendant le tournage du film Winning. Au dos du boîtier figure une gravure restée célèbre : « Drive Carefully Me », reflet de l’inquiétude de Woodward face à la passion de son mari pour la course automobile.

Newman porte cette référence 6239 pendant des années, avant de l’offrir en 1984 à James Cox, alors compagnon de sa fille Nell, avec cette phrase désormais souvent citée : « Si tu penses à la remonter chaque jour, elle donne plutôt bien l’heure. » Cox la conservera plusieurs décennies avant de la confier à la maison Phillips. La vente a lieu à New York le 26 octobre 2017 : la montre s’adjuge 17 752 500 dollars, frais compris, un résultat que Phillips présente alors comme un record mondial toutes montres confondues, et qui reste à ce jour le prix le plus élevé jamais atteint par une Daytona, loin devant tout autre résultat d’enchère ultérieur.

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