Plonger dans l’univers d’Inès Dieleman, c’est accepter de ralentir, de plisser les yeux, de se laisser happer par la délicatesse des pétales, la transparence des étamines et la sensualité des matières vivantes. À travers son deuxième livre Polaroids, la photographe nous invite à réinventer notre perception du monde végétal et organique. Entre minutie scientifique et poésie instinctive, chaque image révèle la beauté fragile et éphémère du vivant, comme un secret que l’on s’autorise à contempler. Rencontre avec une artiste qui fait du détail son langage, de l’intuition sa boussole et de la lumière son pinceau.
Galerie Julien Cadet « 31/5 » : Le premier solo show de l’artiste Umut Yasat en France
La galerie d’art parisienne Julien Cadet est fière d’accueillir en son sein la première exposition en France de l’artiste allemand Umut Yasat.
Faisant de sa vie un véritable sujet d’art, Umut Yasat s’exprime de façon bien singulière : ses œuvres, des accumulations d’objets ayant appartenu à l’artiste allemand : achetés, trouvés ou encore créés, les objets utilisés dans les sculptures d’Umut Yasat sont des véritables témoins de vie.
La collection « Der Stapel », composée de cinq piles, se veut être comme le marqueur d’un moment de vie, mais aussi d’une époque : évoquant avec poésie les mutations dans notre société, les piles sont conçues avec les objets environnants, jusqu’à ce que la pile atteigne la propre taille de l’artiste. Ainsi peut-il commencer une nouvelle pile. C’est ici l’unique contrainte que l’artiste s’est fixée. On peut y voir là une critique implicite de la consommation de masse, nous forçant à accumuler toujours plus de biens de consommation qui, une fois utilisés et hors d’usage, s’accumulent dans la nature.
Avec ses œuvres, l’artiste se met à nu en nous dévoilant une partie de son intimité, présentée ici avec bienveillance et humilité. Que ce soit du bois, des livres ou des bouts de fer, le prix n’a ici pas d’importance et chaque composante se veut singulière.
Pour Umut Yasat, il n’existe pas de déchets : seulement des objets désuets à un instant donné, qui pourtant méritent encore toute l’affection qu’ils méritent. Une exposition à découvrir au sein de la galerie Julien Cadet, 54 rue Chapon 75003 Paris, du 6 février au 6 mars 2021.














