La nostalgie de la joie de vivre, l’élégance et la frivolité du passé. Le directeur artistique de la maison Lanvin, Bruno Sialelli nous présente sous la forme d’un clip vidéo une vision artistique regardant en arrière et en avant – s’inspirant du passé, réinventé pour le présent, calibré pour l’avenir. Une collection qui se souvient d’une époque pleine de liberté offrant une vision du futur ancrée dans l’optimisme.
Malgré des ventes en repli, Lanvin Group réduit ses pertes opérationnelles
Lanvin Group a publié, le 26 août, ses résultats du premier semestre 2026 : un chiffre d’affaires de 101 millions d’euros, en baisse de 12,9 % par rapport à un premier semestre 2025 retraité à 115,8 millions d’euros, un chiffre corrigé de la cession de Caruso, la maison de tailoring masculin italien, sortie du périmètre du groupe en février.
Lanvin Group résultats 2026 : Le recul des ventes s’accompagne, à l’inverse, d’une nette amélioration des indicateurs de rentabilité ajustés : le résultat de contribution s’établit à -8,9 millions d’euros, contre -19,2 millions un an plus tôt, et l’Ebitda ajusté à -34,6 millions d’euros, contre -52,2 millions, soit une amélioration d’environ 17,6 millions d’euros. Une précision s’impose sur le titre même de cette histoire : le communiqué du groupe ne divulgue pas le résultat net comptable (IFRS) du semestre, seulement ces indicateurs ajustés. La réduction des pertes documentée ici porte donc sur les pertes opérationnelles ajustées, non sur une perte nette formellement comparée d’un semestre à l’autre.

Lanvin Group résultats 2026 : Un repli qui vient d’un choix, pas seulement du marché
Le groupe attribue la baisse du chiffre d’affaires à une « optimisation planifiée du réseau de vente au détail » : le parc de boutiques en propre est passé de 174 à 151 en un semestre. La marge brute progresse en parallèle, de 57,7 % à 59,0 %, portée par un meilleur écoulement des collections et une discipline de coûts renforcée sur l’ensemble des maisons du groupe.
Le détail par marque montre des trajectoires contrastées. Lanvin, la maison mère, recule de 17,9 % à 22,9 millions d’euros, mais voit ses ventes de gros progresser de 16 % et sa perte de contribution se réduire de moitié, de -12,3 à -6,2 millions d’euros. Wolford recule de 6 % à 31 millions d’euros, avec un e-commerce en hausse de 22 % et une marge brute remontée à 60 %. St. John Knits recule de 10,5 % à 35,5 millions d’euros, tout en affichant le meilleur profil de rentabilité du groupe, avec une marge de contribution positive de 12,3 %. Sergio Rossi, enfin, enregistre le repli le plus marqué, à -28,6 % pour 10,9 millions d’euros, malgré des ventes de gros « cœur de métier » en hausse de 21 %.

Une gouvernance financière instable, un actionnaire chinois toujours en retrait
Le poste de directeur financier du groupe a connu une forte rotation depuis la fin 2025, trois titulaires en moins d’un an, le poste étant aujourd’hui occupé par Xi Luo, qui a détaillé les résultats lors de la conférence aux investisseurs. Le président Zhen Huang a qualifié ce semestre de « pas encourageant en avant », porté selon lui par un « renouvellement du leadership créatif et exécutif » des différentes maisons ; le président exécutif Andy Lew a évoqué un groupe « remodelé, devenu plus agile et sensiblement plus efficace ».
Le communiqué ne mentionne pas explicitement Fosun International, l’actionnaire de contrôle du groupe, ni la situation du marché chinois, un silence qui tranche avec les communications précédentes, où la faiblesse du marché chinois était régulièrement citée comme facteur explicatif.

La trajectoire de Lanvin Group illustre une tension que traverse une partie du luxe accessible : rétrécir pour survivre, avant, peut-être, de pouvoir recroître. La fermeture nette de vingt-trois boutiques en un semestre et la cession de Caruso ne sont pas des signes de croissance, mais elles s’accompagnent d’une amélioration réelle de la rentabilité ajustée, un arbitrage assumé entre volume et viabilité.
L’absence de résultat net IFRS communiqué dans ce point d’étape mérite d’être suivie. Le groupe a accumulé une perte nette de 263,3 millions d’euros sur l’exercice 2025 complet ; sans confirmation du chiffre équivalent pour ce semestre, la communication financière du groupe reste, sur ce point précis, incomplète, un élément à surveiller lors de la publication des comptes semestriels détaillés.
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Le résultat net IFRS du premier semestre 2026 n’a pas été communiqué dans le point d’étape du 26 août et n’a donc pas pu être comparé à celui du premier semestre 2025 (-86,8 millions d’euros). La part exacte du capital détenue par Fosun International n’a pas été confirmée par une source officielle récente.
Sources : Lanvin Group (communiqué du 26 août 2026), dépôt SEC Form 6-K, FashionNetwork France, WWD, Yahoo Finance (synthèse de la conférence investisseurs).


