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mode-femme Luxe durable et éthique : Le nouveau pari de l’industrie

Date : 13 avril 2020

Dans l’essor d’une nouvelle ère dite plus « verte », la mode change, c’est bien naturel, mais ce qu’il se passe aujourd’hui va bien plus loin qu’une nouvelle saison, c’est une nouvelle façon de penser et de faire qui plane dans les ateliers des grandes maisons de couture.

Le monde du luxe opère un virage éthique et écologique sans précédent, la question de la mode green est désormais sur toutes les lèvres. Initié par le « Anti-fur movement » peu à peu les marques de luxe délaissent une à une la fourrure animale pour de la fausse telle que Prada, Gucci, Dries Van Notten, Burberry ou encore Giorgio Armani. S’associant au fur et à mesure à Fur Free Alliance, l’association militant en faveur de l’arrêt de l’exploitation des animaux pour leur pelage depuis automne 2016. 

Stella McCartney, instigatrice du luxe activiste, est probablement la créatrice la plus engagée. La pionnière de la mode eco-friendly propose depuis le lancement de sa maison éponyme en 2001, des vestiaires écologiques et durables. Elle n’utilise ni cuir, ni fourrure, ni plumes ou aucun autre tissu animal. Elle a récemment annoncé son union avec l’association Bolt Threads, qui s’engage pour le développement durable des matériaux et qui produits, entre autres, de la soie conçue à partir de levure. Dans son sillage, Vivienne Westwood, l’un de ses slogans les plus connus, “Buy less, Choose Well, Make it Last” qui invite à une consommation équilibrée, que ce soit de la mode ou des ressources animales, végétales et aquatiques. Elle montre l’exemple elle-même et transforme petit à petit son label de mode grâce à des tissus écologiques ou recyclés et des productions raisonnées. Les groupes tels que Kering (Saint Laurent, Balenciaga,..)  ou LVMH (Louis Vuitton, Dior, Givenchy, …) s’inscrivent dans le mouvement et se dotent de départements ‘Développement Durable’. Doté d’une bibliothèque de textiles éco-responsables, Kering travaille à l’élaboration d’un cuir fabriqué à partir de champignons et de pigments issus de micro-organismes. De son côté LVMH lance l’initiative LIFE, un outil de mesure écologique intégré au groupe qui vise à renforcer sa « performance environnementale. 

En vogue en ce moment, la tendance de l’upcycling qui consiste à donner une seconde vie à des vêtements inutilisés et dont Marine Serre est l’une des principales instigatrices. À ses côtés, Maison Margiela avec ses collections Artisanal – appelée ligne 0. Chaque pièce labellisée ‘Artisanal’ est confectionnée à la main dans les ateliers parisiens de la maison à partir de matériaux retravaillés vintage, anciens, trouvés ou bruts. Ou encore Petit H, HermèsPetit H ou la récup poétique : dans la volonté de favoriser les matériaux non utilisés par la maison française, la ligne Petit H, fondée sous la demande de sa directrice artistique Pascale Mussard, propose des objets et accessoires décoratifs uniques. Le tout réalisé à partir de matières recyclées provenant directement des déchets (précieux) récupérés dans les ateliers d’Hermès.

Ce n’est que le début d’une longue liste de designers éco-responsables répondant à la demande qui ne cessent de croître de consommateurs de plus en plus exigeants et concernés par la notion d’éthique dans ce milieu. Le monde du luxe a encore un long chemin à parcourir avant de se voir décerner le titre de luxe durable mais de plus en plus d’acteurs s’engagent pour créer le luxe de demain. Le luxe sera durable ou ne sera pas.

Stella McCartney.

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