Bristol Cars a dévoilé au Salon Privé de Blenheim Palace, qui s’est tenu du 2 au 6 septembre, un coupé Fighter tout juste achevé, le premier d’une série de cinq châssis originaux restés inachevés lorsque la production s’était arrêtée en 2011. Il convient de nuancer l’idée d’un véritable relancement du modèle : la marque ne construit pas de nouveaux châssis, elle termine ceux qui existaient déjà, montés à partir de pièces et de plans d’époque.
Jensen dévoile l’Interceptor GTX, son premier modèle entièrement nouveau depuis des décennies
Jensen International Automotive (JIA), petit constructeur britannique basé à Banbury, dans l’Oxfordshire, a dévoilé le 4 septembre l’Interceptor GTX, un prototype pour l’instant réservé à la piste qui reprend le nom historique de l’Interceptor, lancé en 1966 par l’ancien constructeur Jensen Motors, sans toutefois en être une continuation légale : JIA, fondé en 2010, en est un successeur moderne et distinct, jusqu’ici surtout connu pour ses restomods de l’Interceptor d’origine, électriques compris. « Notre intention n’a jamais été de construire une voiture de continuation ou de revisiter quelque chose qui existait déjà », a insisté David Duerden, directeur général de JIA, revendiquant au contraire « quelque chose d’entièrement nouveau, qui porte l’esprit de la Jensen Interceptor de façon moderne et authentique ».


Jensen Interceptor GTX : Un V8 américain de 960 chevaux, avec 1 200 chevaux en ligne de mire
Jensen Interceptor GTX : La voiture repose sur un châssis en aluminium collé et une carrosserie en aluminium façonnée à la main, animée par un V8 de 6,8 litres construit à partir d’un bloc General Motors par le préparateur américain Late Model Engines, suralimenté par un compresseur de 2,65 litres. En configuration d’essai actuelle, il développe 960 chevaux, soit 973 PS ; JIA évoque un potentiel ultérieur de 1 200 chevaux, soit 1 217 PS, et plus de 1 100 lb pied, soit 1 491 Nm, de couple. La transmission associe une boîte séquentielle transaxle à 6 rapports, actionnable au levier ou aux palettes, et un arbre de transmission en fibre de carbone, pour une propulsion arrière, l’aérodynamique du prototype générant plus de 350 kilogrammes d’appui.


Une précision s’impose sur les données non communiquées : contrairement à ce qu’indiquait le brief initial, le poids a bien été rendu public par la marque, à 1 660 kilogrammes avec pleins de fluides, pour une répartition de 49/51. Seuls le 0 à 100 km/h et la vitesse maximale restent non communiqués à ce stade. Quant à l’ancrage sur un « 60e anniversaire » de l’Interceptor, aucune déclaration officielle de JIA ni aucun média automobile consulté ne relie explicitement le lancement de la GTX à cette date : il s’agit d’un rapprochement arithmétique plausible entre 1966 et 2026, mais non revendiqué comme tel par la marque, et qu’il convient donc de ne pas présenter comme argument officiel.


Selon JIA, ce prototype de circuit doit préfigurer de futures déclinaisons routières, une GTR homologuée pour la route puis un modèle plus luxueux évoqué sous le nom de GT, sans date de commercialisation arrêtée. « C’est la façon la plus efficace de montrer aux gens que nous allons le faire, plutôt que de dire que nous voulons le faire », a résumé David Duerden. Jeff Qvale, partenaire et investisseur du projet, y voit un engagement personnel : « Ce projet est très personnel pour moi, car Jensen a compté énormément dans la vie de mon père et dans l’histoire de notre famille. »


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Sources : Wallpaper, evo, Hagerty, Top Gear, Motor1, Motoring Research, PistonHeads, Carscoops, Wikipedia.


