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Aston Martin DBX S, le SUV le plus puissant au monde : Le test

Date : 15 septembre 2026
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V8 biturbo de 727 ch, toit carbone, échappement retravaillé et un caractère à part. Nous avons eu la chance de pouvoir essayer l’Aston Martin DBX S, nouveau sommet de la gamme. Performances, allègement, habitacle : notre essai complet et notre verdict.

Pendant des années, la marque Aston Martin était davantage associée à des modèles légers, « bas de caisse ». Puis vint le DBX, puis la 707, et l’idée que Gaydon savait aussi faire des familiales survoltées s’est imposée. Aujourd’hui, la marque pousse le curseur encore plus loin avec l’Aston Martin DBX S, nouveau sommet de la gamme. Plus de puissance, moins de poids. Nous avons pris le temps de la vivre. Voici nos impressions.

Aston Martin DBX S focus arrière
Aston Martin DBX S © Photos – Sarah Heitzmann

Fidèle à elle-même, mais plus affûtée que jamais

À première vue, le DBX S ne révolutionne pas la silhouette du DBX : la face avant adopte un splitter plus agressif, parfois souligné d’un liseré rouge, et la calandre peut recevoir un motif nid d’abeille en lieu et place des lamelles horizontales de la 707. À l’arrière, on remarque tout de même une nouvelle disposition d’échappement aux sorties empilées verticalement, deux par côté.

Mais ce nouveau monstre des routes est surtout l’occasion pour Aston Martin d’user de tout son savoir dans la maîtrise des matériaux techniques : le toit en carbone de 40,9 pieds carrés est le plus grand jamais monté sur une Aston Martin, et retire plus de 18 kg au point le plus haut de la voiture, abaissant le centre de gravité. Une signature visuelle discrète, mais une intention dynamique limpide.

Aston Martin DBX S en marche

Aston Martin DBX S : une motorisation digne d’une supercar perchée

Sous le capot, on retrouve le V8 biturbo de 4,0 litres d’origine Mercedes-AMG, mais largement revu. La marque a puisé directement dans la banque d’organes de sa hypercar Valhalla. Turbos montés en « Hot-V », roues de compresseur de plus grand diamètre et autres améliorations délivrent 20 ch supplémentaires, pour un total de 727 chevaux et 900 Nm de couple.

La transmission automatique à 9 rapports à embrayage humide permet un passage de vitesse souple, exigeant. Pour un SUV capable d’avaler le 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et d’atteindre 310 km/h en vitesse de pointe, nous n’en n’attendions pas moins. Au volant, on retrouve cette particularité revendiquée par Aston : le couple reste identique à la 707 car la marque a recherché une montée en puissance plus pointue dans les hauts régimes. La cavalerie supplémentaire se gagne au-delà de 6 000 tr/min, là où les turbos tournent plus vite.

Cette boîte à 9 rapports à embrayage humide, propre au DBX dans la gamme, supprime le convertisseur de couple classique. Les passages sont 30 % plus rapides qu’une automatique traditionnelle, et le système intégral peut envoyer jusqu’à 100 % du couple sur l’essieu arrière. Et puis il y a le son, retravaillé spécifiquement pour le modèle S. L’échappement spécifique rend la voix du V8 plus forte, plus riche et plus caractérielle.

Aston Martin DBX S focus avant
Aston Martin DBX S focus jantes

Aston Martin DBX S : au volant, la chasse au gramme paie

C’est là que la philosophie « S » prend tout son sens. Plutôt que de viser le chrono pur, Aston a travaillé la légèreté et l’agilité. Dans sa configuration la plus allégée, le modèle S perd jusqu’à 47 kg face à la 707 : environ 18 kg grâce au toit carbone, mais aussi 19 kg grâce aux jantes magnésium, pourtant de bonnes dimensions (23 pouces).

La direction a également été revue. Le rapport est 4 % plus rapide, améliorant l’agilité, le suivi de trajectoire et le ressenti, tout en facilitant les manœuvres à basse vitesse. Sur la route, le résultat est tangible. Suspensions pneumatiques, barres antiroulis actives, amortisseurs adaptatifs et superviseur électronique Bosch maintiennent rigoureusement en ligne ce SUV de plus de deux tonnes, tout en lui offrant une conduite facile. Une voiture qu’il est plaisant de conduire dans la vie de tous les jours.

Aston a aussi creusé l’écart entre les modes. Les modes Sport et Sport+ ont été recalibrés pour une différence encore plus marquée entre eux. C’est d’ailleurs ce qui nous frappe lorsque l’on embarque au sein du DBX S : un confort absolu à l’intérieur, presque « cocooning », qui se fait vite oublier si l’on passe en mode GT. Joueuse malgré son gabarit, elle se veut aussi polyvalente qu’imprévisible sur ce point.

Le volant de l'Aston Martin DBX S

Aston Martin DBX S : un habitacle de grand tourisme, sublimé

À bord, le DBX S profite des avancées récentes de la gamme. Le DBX a hérité en 2024 d’une nouvelle planche de bord élégante et soignée, et les matériaux sont à la hauteur du standing. Le système tourne sous Apple CarPlay Ultra, qui prend en main l’ensemble de l’environnement numérique, instrumentation comprise, même s’il est toujours possible de revenir à l’interface maison d’Aston Martin, plus chaleureuse.

La version S apporte sa propre ambiance. L’habitacle se pare d’Alcantara sur les sièges, le ciel de toit, la console centrale et la planche de bord, avec en option un cuir semi-aniline. Les sièges arborent un motif chevron et les ceintures de sécurité sont rouges. Les amateurs de sonorité haut de gamme retrouveront l’option Bowers & Wilkins, ici dans sa version la plus aboutie. Le système peut grimper jusqu’à une configuration à 23 haut-parleurs et 1 600 W.

L'intérieur de la Aston Martin DBX S

Aston Martin DBX S : freinage et tenue de cap d’exception

Un tel niveau de puissance impose un freinage à la hauteur. Le DBX S ne déçoit pas. Elle reçoit les plus grands freins jamais montés sur un SUV de série Aston Martin : des disques carbone-céramique de 420 mm à l’avant et 390 mm à l’arrière. De quoi freiner sereinement les plus de deux tonnes de l’engin depuis sa vitesse maximale, tout en réduisant encore les masses non suspendues, au bénéfice de l’agilité.

Aston Martin DBX S focus avant

Face à la concurrence : l’émotion mise en avant

Le DBX S évolue dans le cercle très fermé des super-SUV, face à la Ferrari Purosangue et à la Lamborghini Urus Performante. Sa carte maîtresse n’est pas le chrono absolu, mais le caractère. Là où certaines rivales misent sur la performance, l’Aston cultive un mélange de brutalité sonore et de raffinement de grande routière. Sur la route, l’écart de confort avec une Bentley Bentayga se resserre nettement en mode GT, et le DBX se révèle remarquablement reposante sur autoroute. C’est un super-SUV qui sait être deux voitures à la fois.

Aston Martin DBX S focus arrière

Aston Martin DBX S : le verdict luxe.net

Après quelques kilomètres en sa compagnie, notre conviction est faite. Prendre place à bord de l’Aston Martin BDX S, c’est faire le choix -plutôt intelligent- d’un véhicule multi usage, fait aussi bien pour les déplacements de la vie quotidienne que pour les longs trajets, que l’on aime ou non les performance. Le plus rapide SUV de la marque est une voiture réellement attachante, capable de faire sourire sur une départementale comme sur autoroute et, surtout, que l’on soit habitué ou non.

Subtilité notable, choisir la version S ne coûte pas forcément plus cher. Le DBX S et la 707 sont affichées au même tarif, le passage à la version S ouvrant simplement l’accès à davantage d’options, notamment les mesures d’allègement. En France, comptez un ticket d’entrée autour de 270 000 à 290 000 €, qui s’envolera vite au gré des configurations. Pour la découvrir, rendez-vous chez BPM Exclusive, 6 rue de la Cavalerie, 75015 Paris ou sur astonmartinparis.com.

Aston Martin DBX S vue de devant
© Photos – Aston Martin

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