La Fashion Week de Paris se referme sur deux trajectoires opposées : les ventes de Chanel auraient progressé de 16 % sous Matthieu Blazy, quand Valentino sort d’une année à 103 millions d’euros de pertes.
Chanel Défilé Printemps-Été 2027 : L’envol signé Matthieu Blazy
Pour sa deuxième collection prêt-à-porter chez Chanel, Matthieu Blazy a transformé le Grand Palais en volière de papier, entre tweed smocké et accessoires en forme d’oiseaux.

Chanel défilé printemps été 2027 : Chanel a clos, le lundi 5 octobre 2026 en soirée, la Fashion Week parisienne avec sa collection Printemps-Été 2027, présentée au Grand Palais. Il s’agit de la deuxième collection de prêt-à-porter signée Matthieu Blazy pour la maison, un an après ses débuts remarqués d’octobre 2025. Le créateur y poursuit un fil déjà entamé lors de sa première haute couture, en janvier dernier, autour d’un motif devenu sa signature : l’oiseau, symbole de transformation et de liberté.



Chanel défilé printemps été 2027 : Un Grand Palais changé en volière de papier
Sous la verrière, des grues en origami suspendues formaient un mobile géant, reflété à l’infini dans la nef du Grand Palais. Le jeu de lumière, pensé pour suivre une journée entière,de l’aube à la tombée de la nuit, se retrouvait jusque dans les vêtements : boutons dorés, détails métalliques et transparences superposées captaient la lumière comme autant de nuages en mouvement. Blazy a résumé son intention avec une formule simple : la collection raconte les vies multiples de Gabrielle Chanel, qui, comme un oiseau, a pris son envol, chaque étape la menant un peu plus loin vers la liberté.




Le tweed smocké, une prouesse technique
La maison présente avec cette collection une innovation revendiquée : le « tweed smocké », une version extensible et souple du tissu le plus identitaire de Chanel, obtenue par une technique de smocking jusqu’ici jugée incompatible avec la matière. Ce tweed retravaillé côtoie des soies superposées de poids différents, des pièces en lingerie jersey à baleines apparentes et des négligés à l’esprit filet de pêche. Les jupons de tulle, en bleu dragée ou en blanc ivoire, portés sur des corsets modernisés, viennent ponctuer une collection par ailleurs centrée sur le noir, la transparence et la lumière plutôt que sur la couleur franche.

Tailleurs dénoués, robes des années 1930
Le vestiaire mêle tailleurs masculins détournés, aux finitions volontairement brutes, robes inspirées des années 1930 coupées en biais, vestes et jupes en sateen, et mailles légères perlées. Le 2.55 historique reste au centre du jeu d’accessoires, décliné aux côtés de sacs rabat en forme de nuage et de minaudières en forme de cage à oiseaux. Boutons, bijoux et broderies reprennent le motif du martinet et de l’hirondelle, tandis que des mules en veau brillant, à bout pointu et dos ouvert, se distinguent par un nœud surdimensionné posé sur l’empeigne. Les chignons bas très sculptés, à la raie centrale et aux rouleaux larges sur la nuque, complètent une silhouette aux accents edwardiens, ornée de bijoux capillaires en forme de plumes.

Chanel défilé printemps été 2027 : Un premier rang de stars pour clôturer la Fashion Week
Pedro Pascal, Dua Lipa, Kristen Wiig et Sandra Hüller comptaient parmi les invités du premier rang, confirmant l’attrait exercé par la maison sur une scène culturelle large. En amont du défilé, une campagne teaser en noir et blanc signée du photographe David Bailey, mêlant nids d’oiseaux sculptés et créatures à plumes, avait déjà installé l’univers de cette collection.

Chanel défilé printemps été 2027 : Une deuxième collection qui confirme une année de « Blazymania »
Cette présentation s’inscrit dans la continuité du même motif ornithologique que Blazy avait déjà exploré lors de sa première haute couture pour la maison, en janvier 2026, où les plumes de l’atelier Lemarié tenaient déjà lieu de signature. Elle intervient aussi dans un contexte commercial favorable : notre analyse de la progression des ventes de Chanel en 2026, largement supérieure à celle de ses concurrents du luxe, permet de mesurer l’ampleur du phénomène surnommé « Blazymania » par l’AFP, un an après l’arrivée du créateur.
Sources : AFP, Sortiraparis, Schön Magazine, Marie Claire.

















