Hermès dévoile Barénia Pleine Fleur, troisième chapitre de sa collection Barénia. Avec Christine Nagel, le chypre imaginé en 2024 change de lumière : plus éclatant, plus aérien, il s’ouvre comme une fenêtre sur un jardin baigné de soleil. Son nom puise avec subtilité dans le vocabulaire de la tannerie, évoquant la noblesse d’une peau pleine fleur. Mais le paradoxe est ailleurs : aucune note de cuir ne vient composer le parfum. Le cuir se devine sans jamais se livrer, présent dans le nom, dans l’imaginaire, dans cette sensation presque tactile qui affleure à la peau. Une évocation plutôt qu’une imitation. Découverte.
Hermès Printemps-Été 2027 : Une collection aérienne signée Nadège Vanhée-Cybulski
Hermès a présenté sa collection printemps-été 2027 à la Garde Républicaine, une collection aérienne, sensuelle, signée Nadège Vanhée-Cybulski. Découverte.

Hermès défilé Printemps Été 2027 : Samedi 3 octobre 2026, à la Garde Républicaine, ce lieu où des générations de chevaux et de cavaliers ont fait de la retenue une discipline, Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la maison depuis 2014, n’a pas présenté une collection : elle a tenté de donner un corps à quelque chose qui normalement nous échappe. « La forme de l’air, dit-elle. Un ourlet se soulève. Une manche se remplit. » La phrase suffit presque à elle seule à résumer ce qu’on a vu défiler.
« La forme de l’air. Un ourlet se soulève. Une manche se remplit. »

Des tricots qui respirent, des jupes qui se fendent
Car tout, ici, semble vouloir échapper à la pesanteur. Les robes en maille sheer, ivoire ou blanches, ne cachent plus rien et ne cherchent pas à le faire : elles laissent deviner, dans un souffle de transparence, ce qu’une autre saison aurait soigneusement dissimulé. Les tricots amples, en marron ou en noir, s’entrouvrent sur des bandeaux qu’on aperçoit comme malgré soi. Les jupes et les robes midi en cuir se fendent jusqu’à mi-cuisse, dans un geste qui n’a rien de gratuit : chaque pas y gagne en liberté. Même les pantalons, à taille portefeuille bleu glacier, s’ouvrent sur les côtés, comme si le corps, enfin, avait le droit de respirer avec le vêtement plutôt que de lutter contre lui.


Hermès défilé Printemps Été 2027 : Une sensualité nouvelle, sans renoncer à la selle
Mais Hermès reste Hermès : sous cette légèreté, le cheval veille. Les chokers à fermoir horsebit, les bottes d’équitation adoucies, les sacs Medor, qu’ils soient structurés ou qu’ils se laissent enfin plier, rappellent que la maison ne renie jamais ce qui l’a faite. C’est peut-être cela, la vraie audace de cette collection : assumer un trench kaki aux détails de cuir noir, des hot pants bordeaux, des hauts qui dévoilent le ventre sans complexe, tout en restant reconnaissable entre mille. La presse spécialisée parle d’une sensualité inédite chez la créatrice. On y voit surtout une femme qui, douze ans après sa nomination, n’a plus rien à prouver, et peut se permettre d’être simplement elle-même.


Une palette entre neutres terreux et éclats vifs
La couleur, ici, se fait discrète avant de surprendre. L’ivoire, le blanc, le kaki et le tan posent d’abord un décor presque minéral, comme une terre qui attend la pluie. Puis surgissent, sans prévenir, une parka orange vif, une jupe zippée jaune tournesol, quelques éclats de rouge, des couleurs qui claquent comme une respiration retenue trop longtemps. Les foulards peints à la main, mémoire vivante de la maison, reviennent eux aussi, réinterprétés mais intacts dans leur âme. Et le crochet, léger comme une promesse de vacances, s’invite jusque dans les sacs les plus iconiques.

Hermès défilé Printemps Été 2027 : Un défilé qui précède de peu les débuts en haute couture
Cette collection arrive pourtant dans un moment qui n’a rien d’évident : la demande en maroquinerie et en vêtements de luxe ralentit, nous dit la presse économique, et le secteur retient son souffle. C’est peut-être pour cela que ce défilé touche autant : il ne cherche pas à rassurer par la prudence, mais par la confiance tranquille d’une maison qui sait où elle va. Et où elle va, justement, c’est vers un rendez-vous que l’on n’attendait plus : en janvier 2027, Nadège Vanhée-Cybulski signera la toute première collection de haute couture de l’histoire d’Hermès. Notre analyse de la croissance d’Hermès en période d’incertitude éclaire ce contexte économique, celui dans lequel cette collection choisit, envers et contre tout, de respirer.

Sources : WWD.
















