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auto Bentley Continental GT Cabriolet : Le luxe, c’est du sport

Date : 24 avril 2021
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La dernière Bentley Continental GT Cabriolet sait tout faire : coller aux basques d’une Ferrari à l’attaque d’un col de montagne, ou choyer ses passagers comme seule une Rolls-Royce peut le faire. Un sacré grand écart à l’Anglaise. Nous l’avons essayé !

En matière d’automobile d’exception, il existe plusieurs écoles. La première, chère à des marques comme Rolls-Royce, vise à offrir le plus grand niveau de luxe possible en se désintéressant volontairement de la conduite sportive. La seconde, que suivent des enseignes comme Ferrari, Lamborghini, Porsche ou encore Mercedes-AMG, préfère prioriser les sensations de pilotage avant le confort maximal. Mais entre ces deux extrêmes, de nombreux compromis existent. Une Aston Martin, par exemple, peut allier le raffinement intérieur à la douceur d’amortissement tout en sauvegardant le plaisir de conduire. Une Porsche 911 Turbo S, devenue une référence absolue des performances sportives, sait aussi prendre soin de ses occupants. Mais en matière d’équilibre subtil entre le luxe absolu et le plaisir au volant, la recette de Bentley garde une place à part au sein du paysage automobile actuel.

Prenez-donc la toute dernière version cabriolet de la Continental GT, passée il y a deux ans à une nouvelle génération de modèle. Son style renvoie toujours à l’univers des voitures de grand luxe, malgré des lignes plus musculeuses qu’avant. Une fois installé dans cet intérieur tapissé des plus beaux cuirs du monde, où le métal remplace le plastique de façon quasi-systématique, on se croirait dans une Rolls-Royce. La sensation de conduire un cabriolet élitiste anglais se confirme après la mise en route : noyé au centre d’un univers gorgé de matériaux précieux, caressé par une légère brise méditerranéenne mais isolé des gros remous de l’air et des affres de la vie quotidienne, on se sent comme dans un palace ouvert. L’amortissement procure un peu cet effet « tapis volant » propre aux meilleures limousines de luxe, mais un petit détail trahit la double personnalité de cette machine hors normes : le glougloutement discret mais permanent du nouveau V8 installé sous le capot avant.

La première accélération confirme qu’avec ses 550 chevaux, cette péniche de luxe sait aussi accélérer comme une Porsche 911. Encore mieux, elle résiste aussi aux virages. Alors qu’une Rolls-Royce se tord douloureusement en courbe, la Bentley conserve un degré d’efficacité dynamique que vous ne pouviez pas soupçonner en admirant sa robe aristocratique. Il faut dire que la grande GT anglaise repose sur un châssis de Porsche Panamera revu et corrigé par les ingénieurs de Bentley. Sans aller aussi loin que l’Allemande en matière d’artifices sportifs (pas de roues arrière directrices), la cousine britannique affiche un niveau de maîtrise impressionnant dès qu’on la brutalise vraiment. Il y a même de quoi glisser joyeusement du train arrière en sortie de virage, chose absolument impensable avec l’ancien modèle. Certes, il manque encore une direction au ressenti moins filtré et une boîte plus permissive en mode manuel pour se croire au volant d’une vraie super-sportive de chez Ferrari ou Aston Martin. Mais aucune de ces concurrentes ne pourra naviguer avec autant de sérénité dans l’hostilité de la circulation routière classique. Au volant d’une Continental GT, il faut rouler pendant des semaines entières et des milliers de kilomètres pour commencer à ressentir une once de fatigue. Au passage, on n’a relevé que 9,5 litres aux 100 kilomètres en consommation sur un Marseille-Monaco négocié légèrement au-dessus des limitations de vitesse. Oui, ce paquebot de 2,4 tonnes, capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 4 secondes et de filer à 318 km/h, peut se montrer économe en carburant sur la route !

Photos: Cédric Pinatel

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