Ce qui est solidement établi tient en une collection : la « Book Cover », imaginée par Jonathan Anderson pour son premier vestiaire Dior, qui décline le Book Tote et le Saddle Bag en couvertures brodées de classiques littéraires, Dracula, Madame Bovary, Bonjour Tristesse, Les Fleurs du Mal, Ulysse, Les Liaisons dangereuses, De sang-froid, Moby Dick, Pride and Prejudice, A Clockwork Orange, Le Tour du monde en 80 jours, et jusqu’à Dior par Dior, l’autobiographie du fondateur de la maison. Les prix s’échelonnent de 250 dollars pour un foulard à 10 500 dollars pour une couverture en cachemire, et de 2 600 à 3 550 dollars pour le sac lui-même.
Dior Cruise 2020 : Dialogue culturel d’un savoir-faire à Marrakech
Destination rêvée des artistes, poètes, écrivains et éternels aventuriers, de par sa culture et son savoir-faire singulier, l’Afrique regorge de sources d’inspiration. C’est au coeur de Marrakech au Palais El Badi, considéré comme un bijou de l’architecture islamique, que la collection croisière Dior 2020 sous la direction artistique de Maria Grazia Chiuri s’est dévoilé. Un hommage à la mémoire de la Maison et du premier successeur de Christian Dior, Yves Saint Laurent, natif d’Oran, charmé par le Maroc.
L’inspiration provient du wax également appelé « tissu africain ». Avec l’aide de l’anthropologue Anne Grosfilley, Maria Grazia Chiuri va exploré son origine plurielle et son évolution, il est pour la créatrice : « le tissu de la rencontre des cultures ». La maison a ainsi collaboré avec l’usine et le studio d’Uniwax afin d’intégrer les codes Dior. On retrouve la fameuse toile de Jouy revisité par le wax déclinant plusieurs paysages ou revisitant les motifs des tarots.
La collection Cruise 2020 mettait en lumière le travail de plusieurs créateurs reconnus pour leurs liens avec l’Afrique, comme Pathé Ouédraogo dit Pathé’O, dont la fierté identitaire et la volonté d’incarner une identité africaine forte et progressiste étaient très appréciées de Nelson Mandela. La directrice artistique a également collaboré avec deux artistes dont l’univers est fortement influencé par la culture africaine. Grace Wales Bonner et Mickalene Thomas, tous deux ont été appelé à réinterpréter la silhouette iconique du New Look.
Autre rencontre culturelle, pour la scénographie et un manteau de la collection, celle de Sumano, une association préservant la tradition artisanale féminine ancestrale de tisserandes et de potières du Maroc. Coussins revêtus de tissages artisanaux peints au henné et décor de poteries en céramique ont ponctué l’architecture du palais El Badi. Cette collection est une mappemonde reliant les images et les ambiances qui, sur cette rive de la Méditerranée, ont façonné notre culture visuelle créant un dialogue culturel inspiré d’innombrables lieux et d’époques.



















































































































