Zodiac, Bénéteau, NUVA : plusieurs chantiers réputés affichent des tarifs officiels sous la barre des 100 000 euros. Luxe.net a donc comparé les catalogues constructeurs. Résultat : une sélection de dix vedettes et semi-rigides haut de gamme.
Baltic Yachts livre « Alice », sloop custom de 37 mètres à quille télescopique
Le chantier finlandais de Jakobstad a livré, le 26 août 2026, le Baltic 121 Custom baptisé Alice, un projet annoncé en juin 2024, dont la livraison intervient donc un peu plus de deux ans plus tard, sans que la durée exacte de construction proprement dite n’ait été précisée par le chantier.

Baltic Yachts Alice : Le voilier mesure 37,08 mètres de longueur pour 8,3 mètres de bau, gréé en sloop, et repose sur une quille télescopique offrant un tirant d’eau variable de 4,15 à 6,4 mètres. L’architecture navale et les lignes sont signées Malcolm McKeon Yacht Design, l’architecture intérieure Adam Lay Studio, avec un vitrage généreux sur le rouf et des placages de noyer brossé.



Baltic Yachts Alice : Une conception pensée pour un équipage réduit
Les armateurs ne sont pas divulgués. Ils ont été décrits, dans la presse spécialisée qui a suivi le projet depuis son annonce, comme des « passionate sailors who enjoy wide-ranging family cruising », une formulation qui n’a pas été retrouvée telle quelle dans les communications les plus récentes du chantier, mais qui en résume fidèlement l’esprit.
Le parti pris technique central est la conduite à équipage réduit. Malcolm McKeon indique un bateau « designed to be easily driven, rewarding to sail and capable of undertaking extended passages in comfort and safety ». Le capitaine de convoyage Ryan Taylor précise : « Alice is a true marvel in the ease and simplicity with which she gets underway. From leaving the dock to setting sail takes just minutes, which makes her particularly easy to handle with a limited crew. Once the sails are set and trimmed, she performs and manoeuvres like a much smaller high-performance sailing yacht. » Il ajoute que le bateau a, selon lui, toutes les qualités pour « become a star performer in the superyacht regatta scene », à condition que son propriétaire choisisse de s’engager en régate.



Un 37 mètres conçu pour se manœuvrer à effectif réduit répond au seul vrai goulot d’étranglement du grand voilier de série limitée, qui n’est ni le carnet de commandes ni la capacité du chantier, mais le recrutement d’équipages qualifiés. C’est un argument commercial que Baltic, Perini Navi et Vitters vont pousser sur toute la rentrée nautique, à mesure que la pénurie de personnel navigant qualifié se fait sentir sur l’ensemble du secteur.
L’angle exploitable est celui du circuit de régate. La Superyacht Cup Palma et les Voiles de Saint-Tropez servent désormais de vitrine de revente aux chantiers autant que de compétition sportive, et le nombre d’unités neuves engagées par millésime constitue un indicateur d’activité qu’aucun organisateur ne publie à ce jour.
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La citation attribuée aux armateurs provient de la presse spécialisée ayant suivi l’annonce du projet en 2024, et non d’une communication directe du chantier au moment de la livraison. La durée de construction de « deux ans » correspond à l’écart entre l’annonce du projet et sa livraison, non à une durée de chantier officiellement communiquée.
Sources : Baltic Yachts (communiqué de livraison, 26 août 2026), Megayacht News, Sail World Cruising, Superyacht Times.


