Huit mois après une première version en platine et diamants, Tiffany & Co. dévoile la Tiffany Timer Titane & Platine, un chronographe limité à 100 exemplaires qui troque l’exubérance joaillière pour un mouvement Zenith El Primero et un boîtier bi-matière plus sportif.
F.P. Journe écrit directement à ses collectionneurs face à la multiplication des contrefaçons
La manufacture genevoise indépendante F.P. Journe a publié sur ses réseaux sociaux un avis inhabituel à l’attention de sa clientèle : « To all our collectors: due to the rise in counterfeit items, we advise you to exercise the utmost vigilance and contact us before purchasing. Do not purchase without the expertise of a professional. » Elle a parallèlement recensé publiquement neuf pièces contrefaites identifiées, montres, pendules et accessoires confondus, et non uniquement neuf modèles de montres.
F.P. Journe contrefaçon : Une réserve méthodologique s’impose : cette information n’a pu être recoupée que par une seule source de presse spécialisée à ce stade ; ni le compte de la marque ni son site n’ont pu être consultés directement pour cette vérification. La démarche reste néanmoins inhabituelle pour une maison indépendante de cette taille, qui expose ainsi publiquement l’existence de faux sur son propre marché secondaire.

Un écart de prix qui dépasse largement ce qu’on lit habituellement
L’enjeu économique tient à l’écart entre le prix de détail et la cote d’occasion. L’Élégante, proposée autour de 17 000 dollars au détail, atteint un prix médian de 248 400 dollars en vente sur le marché secondaire, un écart bien plus spectaculaire que ce que suggèrent certaines reprises de l’information, qui se limitent à mentionner un simple dépassement des 100 000 dollars. Une contrefaçon du modèle a, dans ce contexte, été proposée à 220 000 dollars, un prix suffisamment proche de la cote réelle pour tromper un acheteur peu averti.
Arjen van de Vall, PDG de Watchfinder & Co., souligne la sophistication croissante des faux : « The level of sophistication is increasing significantly. » Il précise qu’autrefois, environ 20 % des montres nécessitaient un examen approfondi pour établir leur authenticité ; ce chiffre atteindrait aujourd’hui environ 80 %. Son enseigne applique en réponse un processus d’authentification en soixante étapes : « Every watch that gets sent to us must go through a rigorous 60 step inspection and authentication process. »

F.P. Journe contrefaçon : L’impact
Une manufacture qui produit quelques centaines de pièces par an ne peut pas défendre sa marque par le contentieux. L’affaire Swatch contre Samsung, traitée par ailleurs, en donne le coût. F.P. Journe choisit donc l’avertissement direct : c’est l’une des rares fois qu’une maison de ce rang assume publiquement que son propre marché secondaire est contaminé, plutôt que de traiter le sujet en coulisses.
L’angle exploitable est celui des plateformes. Chrono24, Watchfinder et les départements horlogers des grandes maisons de vente n’appliquent pas les mêmes protocoles d’authentification, et aucune ne publie son taux de refus à l’authentification, un chiffre qui mériterait d’être réclamé publiquement, tant il conditionne la confiance de tout le marché secondaire de la haute horlogerie.
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Cette information repose, pour son volet F.P. Journe (citation exacte et dispositif des neuf pièces), sur une seule source de presse spécialisée ; nous recommandons de la recouper directement auprès du service de presse de la manufacture avant toute republication qui engagerait la responsabilité éditoriale sur ce point précis.
Sources : WatchPro, PRNewswire (Watchfinder & Co.), Luxurious Magazine.


