Quand Carlos Sicilia découvre le travail de Pauline Guerrier, l’intuition est immédiate : ces œuvres appartiennent déjà à l’univers de Liaigre. Non comme un dialogue de circonstance, mais comme la rencontre naturelle de deux écritures qui partagent une même conception du temps, de la matière et du geste. D’un côté, un lieu où le mobilier est pensé pour accompagner une vie entière, loin de toute démonstration. De l’autre, une pratique artistique façonnée par des milliers d’heures de travail, où chaque œuvre naît d’une répétition patiente, presque méditative, transformant les matériaux les plus simples en paysages de lumière. Entre les deux ne s’est pas construit un décor, mais une résonance. Cette conversation à quatre voix raconte moins la naissance d’une exposition que celle d’une évidence : celle de savoir-faire qui, chacun à leur manière, refusent l’éphémère pour inscrire la création dans une temporalité plus longue.
Immersion au cœur du Spa de l’Hôtel Costes : Un sanctuaire holistique signé Liaigre
Certaines adresses s’imposent comme des signatures. Avec l’inauguration de son spa signé Liaigre à la fin de l’année 2025, l’Hôtel Costes franchit une nouvelle étape, transformant l’art de recevoir en une expérience profondément sensorielle, où le luxe se vit désormais dans le silence, la matière et la lumière.

Imaginé par le Studio Liaigre, dans la continuité du travail initié par Christian Liaigre, cet espace dédié au bien-être prolonge l’âme du lieu. Ici, rien n’est démonstratif. Tout se devine, se ressent, s’effleure. L’élégance ne se montre pas : elle se respire.

L’histoire de ce projet s’inscrit dans une transformation plus vaste, initiée en 2015 par Jean-Louis Costes. En réunissant plusieurs établissements autour d’une vision commune, il a donné naissance à un ensemble cohérent, ancré entre la rue Saint-Honoré et la place Vendôme, où l’esprit d’un hôtel particulier parisien dialogue avec la liberté d’un loft contemporain. Le mobilier, dessiné sur mesure, compose une partition discrète, fidèle à une idée du luxe qui privilégie la permanence à l’ostentation.
Le spa, niché en retrait du tumulte, déploie près de 1 000 mètres carrés consacrés à l’apaisement. Piscine de 20 mètres, cabines de soins, salle de sport : chaque espace semble pensé comme une respiration. Mais au-delà de sa fonction, c’est une atmosphère qui s’impose, une sensation enveloppante, presque méditative.

La lumière, conçue avec une précision presque architecturale en collaboration avec Arnold Chan, ne descend pas du plafond : elle émane du sol. Elle glisse sur le travertin, caresse le chêne fumé, souligne la douceur des laques et accompagne le visiteur dans une succession de séquences, du seuil à la piscine. Parfois tamisée jusqu’à la pénombre, elle suspend le temps et invite à une forme de retrait intérieur.
Les lignes, volontairement adoucies, abolissent toute rigidité. Les angles disparaissent au profit de courbes continues, pensées autant pour le confort du corps que pour la cohérence esthétique. Cette fluidité, presque organique, confère au lieu une sensation rare : celle d’un espace qui s’adapte à l’être, et non l’inverse.
Au cœur du spa, la piscine s’impose comme un point d’ancrage. Habillée de mosaïques aux reflets lagon, elle dialogue avec un plafond géométrique qui structure l’espace sans jamais l’alourdir. Autour, les cabines de soins, discrètes, presque secrètes, offrent une intimité précieuse, renforcée par des jeux de transparence et de matières.
En partenariat avec Augustinus Bader, l’expérience se prolonge dans le soin lui-même, pensé comme un rituel plutôt qu’un service. Chaque geste, chaque texture, participe à cette même recherche d’équilibre entre exigence et abandon. Avec ce spa, le Hôtel Costes ne propose pas simplement un espace de bien-être. Il compose un refuge. Un lieu où le luxe cesse d’être un décor pour devenir une sensation intime, presque silencieuse, une manière d’habiter pleinement le temps.

















