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mode-femme Dior prêt-à-porter Automne-Hiver 2019 : Subcultures à l’honneur

Date : 27 février 2019

« Quand on crée pour une marque comme Dior, il faut réfléchir à l’histoire de la marque. Les gens reconnaissent les codes de la maison, et le code le plus important chez Dior, c’est la silhouette des années 1950. » déclare Maria Grazia Chiuri avant le défilé de la nouvelle collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2019-2020.

Pour cette saison, la directrice artistique ne veut pas se contenter de tailles fines et de jupes volumineuses propres au « New look » iconique de Dior : elle s’inspire des penchants anglophiles de l’emblématique couturier et met ainsi en scène les « Teddy Girls » (homologue féminin de « Teddy Boys »), un mouvement issu de la subculture britannique des années 1950 portant des vêtements d’inspiration édouardienne et souvent considérés comme violents et durs. C’est à partir de ce mouvement que la créatrice revisite le look d’après-guerre des années 50 marqué par le « New Look » de Dior. On retrouve des Teddy girls arrogantes, aux coiffures délirantes vêtues de vestes masculines au col de velours d’un style édouardien, de jupes amples, de jeans et de blousons de cuir noirs.

Comme à son habitude, la directrice artistique souhaite faire passer un message à travers ses créations, par le biais des subcultures (et « le sens du style » qu’elles revendiquent) elle confirme que le simple fait de choisir ses vêtements revêt une dimension politique. Mais elle ne s’arrête pas là, la scénographie du défilé est orchestrée par Tomaso Binga, artiste italienne ayant choisi un pseudonyme masculin pour parodier les privilèges réservés aux hommes. Son oeuvre, un abécédaire en photographie d’elle-même nue dans les poses de chaque lettre de l’alphabet, recouvre l’enceinte du Musée Rodin. Une manière de reconnecter les pièces de la collection à une idée de la féminité qui transcende le genre et le corps.

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