Venise, mai 2026. La 61e Biennale Internationale d’Art s’ouvre sous le titre In Minor Keys, conçu par Koyo Kouoh, curatrice camerounaise décédée six mois avant d’avoir vu son œuvre inaugurée. Ce qu’elle a laissé derrière elle est à la fois un hommage et un manifeste : la conviction que l’art ne change pas le monde en le représentant, mais en modifiant la façon dont on regarde et donc la façon dont on pense, dont on choisit, dont on décide de quoi est fait le présent. Cette Biennale ne se laisse pas contenir entre les grilles des Giardini ni dans les nefs de l’Arsenale : elle déborde dans la ville entière, partout, des palais vénitiens dont les fresques du XVIe siècle apprennent à vivre avec des peintures ghanéennes, des sculptures coréennes et des jardins surréalistes. Notre sélection des expositions et coups de cœur à découvrir.
Spencer Lewis « Six Jutes » : La nouvelle exposition à la galerie Harper’s Chelsea de New-York
Ga galerie Harper’s a le plaisir d’annoncer la nouvelle exposition en deux parties de l’artiste Spencer Lewis, intitulée « Six Jutes ».
Quatrième exposition personnelle de Spencer Lewis avec la galerie Harper’s, « Six Jutes » est également l’occasion d’inaugurer le nouveau lieu dédié à l’art de la galerie, situé au 534 West 22nd Street à New-York. Diplômé des beaux-arts de l’Université de Californie, l’artiste angelin propose son art aux quatre coins des Etats-Unis et s’ouvre à l’international avec une future exposition à Bruxelles (2021).
Présentée en deux combinaisons de six peintures, l’artiste utilise la toile de jute brut qui donne ce côté très caractéristique à ses œuvres et cette impression très marquée, notamment avec cet habillage par d’épaisses couches d’acrylique et de peinture à l’huile. Si les lignes semblent s’entremêler sens dessus-dessous, ce sont pourtant des vrais morceaux de la vie de l’artiste qui sont reproduits ici : vis, pinceaux et autres détritus rappellent ces longs moments passés à l’atelier, traduisant son esprit anticonformiste. Les couleurs, quant à elles, sont parfaitement maîtrisées et peuvent aussi bien évoquer de la gaîté chez certains, que de la peur ou de la révolte chez d’autres.
Cette philosophie artistique, l’artiste l’a développé à la suite de dures épreuves personnelles, il y a dix ans de cela. Comme effet cathartique, il a alors laissé libre cours à ses pulsions sur des morceaux de carton. Au fur et à mesure, il a gardé cet esprit libre pour le déplacer sur du jute où il a trouvé une certaine neutralité, comme une feuille vierge sur laquelle tout y est possible.
Ouverte au public du 16 décembre au 16 janvier 2021, du mardi au samedi de 10h à 18h sans rendez-vous, venez découvrir cette exposition haute en couleurs au Harper’s Chelsea et au travers de la galerie de photos ci-dessous.








