Venise, mai 2026. La 61e Biennale Internationale d’Art s’ouvre sous le titre In Minor Keys, conçu par Koyo Kouoh, curatrice camerounaise décédée six mois avant d’avoir vu son œuvre inaugurée. Ce qu’elle a laissé derrière elle est à la fois un hommage et un manifeste : la conviction que l’art ne change pas le monde en le représentant, mais en modifiant la façon dont on regarde et donc la façon dont on pense, dont on choisit, dont on décide de quoi est fait le présent. Cette Biennale ne se laisse pas contenir entre les grilles des Giardini ni dans les nefs de l’Arsenale : elle déborde dans la ville entière, partout, des palais vénitiens dont les fresques du XVIe siècle apprennent à vivre avec des peintures ghanéennes, des sculptures coréennes et des jardins surréalistes. Notre sélection des expositions et coups de cœur à découvrir.
Michael Swaney « Hamsa Finger Family » : L’artiste collabore avec la Galerie Bomma
Pour sa nouvelle œuvre « Hamsa Finger Family », l’artiste Canadien s’est associé à la Galerie parisienne Bomma.
Né à Kimberley au Canada, l’artiste de 42 ans exerce dorénavant son art à Barcelone, prônant un accès simple à cet univers trop souvent associé à une population « élitiste ». Une vision qui se traduit dans ses œuvres avec cette fascination pour la spontanéité de l’art brut et des « outsiders ». En quête de l’aléatoire, il aborde ses réalisations de manière directe et intuitive, appréciant peindre là où ses mains le guident.
« Après toutes ces années, j’en suis venu à croire que j’ai conservé une
banque de mémoire pour les façons dont je dessinais certaines choses lorsque j’étais enfant et que je peux encore y accéder aujourd’hui […] Je dessine d’abord la silhouette, puis je commence à remplir de détails.
Souvent, j’ai décidé de la palette de couleurs avant même de commencer, les détails se déversent ensuite sans grande planification. »
Cette nouvelle sculpture, baptisée « Hamsa Finger Family », est réalisée en bronze par la Fonderie d’Art Rosini et produite par la galerie Bomma, grâce à la technique de la fonte à la cire perdue. Ainsi, Michael Swaney a pu garder la brillance brute de la sculpture, sans artifice, patine. Cette main représente une vision aussi libre que celle de l’artiste : visages, œil, plantes… Le tout dans un style très enfantin, presque naïf.
Pour proposer son art at plus grand nombre, 8 œuvres originales de 28 cm et 4 épreuves d’artiste ont été réalisées, signées et numérotées. Elles portent également chacune le tampon de la fonderie d’art. Découvrez plus en détails cette surprenante sculpture sur le site de la galerie Bomma.








