Venise, mai 2026. La 61e Biennale Internationale d’Art s’ouvre sous le titre In Minor Keys, conçu par Koyo Kouoh, curatrice camerounaise décédée six mois avant d’avoir vu son œuvre inaugurée. Ce qu’elle a laissé derrière elle est à la fois un hommage et un manifeste : la conviction que l’art ne change pas le monde en le représentant, mais en modifiant la façon dont on regarde et donc la façon dont on pense, dont on choisit, dont on décide de quoi est fait le présent. Cette Biennale ne se laisse pas contenir entre les grilles des Giardini ni dans les nefs de l’Arsenale : elle déborde dans la ville entière, partout, des palais vénitiens dont les fresques du XVIe siècle apprennent à vivre avec des peintures ghanéennes, des sculptures coréennes et des jardins surréalistes. Notre sélection des expositions et coups de cœur à découvrir.