En 2009, Hermès achetait le freehold du 166 New Bond Street pour 73 millions de livres sterling, à l’époque l’un des prix les plus élevés jamais payés pour une propriété sur Bond Street. Il a fallu dix-sept ans pour ouvrir les portes de ce qui est devenu, le 16 juin 2026, la Maison Bond Street : le plus grand magasin de la maison en Europe, sixième Hermès Maison au monde, et l’une des ouvertures de retail les plus significatives de la décennie dans le luxe mondial.
L’homme intemporel d’Hermès pour l’hiver 2022
À force de travailler les intemporels, Hermes se place au-dessus des problématiques actuelles de la mode. Pour cette collection Homme, automne/hiver 2022, l’allure est élancée, cadencée par une grande liberté de mouvement, alors que la silhouette se dessine de combinaisons joyeuses et de rencontres sophistiquées.
À force de travailler les intemporels, Hermes se place au-dessus des problématiques actuelles de la mode. Pour cette collection Homme, l’allure est élancée, cadencée par une grande liberté de mouvement, alors que la silhouette se dessine de combinaisons joyeuses et de rencontres sophistiquées.
Néanmoins, l’interprétation de l’époque reste visible. D’une part grâce à un casting diversifié d’un point de vue ethnique. D’autre part, une collection qui s’identifie à notre quotidien. Point fort de la maison qui embellit un quotidien commun bien souvent éloigné des modes de vie suggérés par les silhouettes de certains autres podiums. Chez Hermes, on embellit de la banalité, on amplifie la beauté de l’ordinaire.
La collection s’établit dans la couleur des tissus, la sobriété de la palette et une certaine attention à la fluidité du vêtement. L’ingénieuse alliance de matières compose des contrastes entre textiles et visuels. Associant des finis lisses et veloutés, des effets mats et brillants, des mains souples et craquantes. Dessus-dessous, intérieur-extérieur, formel-informel, une nouvelle dialectique de l’élégance masculine se façonne. Les doublures, à la douce excentricité ou à l’audace colorée, quittent l’intimité des vêtements pour une extravagance minime. Pour renouer avec la légèreté et l’optimisme de la fête, le soir est tout en brillance, avec des contrastes de satin, une Toiloxydée, des cuirs aux reflets miroir ou glacés.
Le questionnement du raisonnable résonne tout le long de la collection de Veronique Nichanian. À la profusion de motifs, elle favorise la règle des trois couleurs. À l’engouement de la demie-mesure, traduis pour le pastel, elle répond par le color-block. Les vêtements de la collection ne parlent que d’eux-mêmes : de cette exécution parfaite des coupes et de l’intérêt d’un retour permanents aux basiques.


