Jessica Morgan a été nommée directrice de la Tate, annoncés par le président et les trustees de l’institution ce jour. La nouvelle était attendue depuis le départ de Maria Balshaw, qui avait quitté la direction de la Tate en décembre 2025 après en avoir été à la tête depuis 2017. Elle est aussi, pour Jessica Morgan, quelque chose de plus personnel qu’une simple nomination : un retour. Basée à New York, Morgan dirige la Dia Art Foundation depuis 2015, mais elle avait auparavant travaillé à la Tate Modern comme Daskalopoulos Curator, International Art, de 2010 à 2014, et comme curatrice à la Tate de 2002 à 2010. Treize ans de maison, une décennie à New York, et un retour à Londres qui ressemble moins à un départ qu’à une continuation.
Jonathan Chapline : À la croisée des chemins réels et virtuels
Le jeune trentenaire, vivant et travaillant dans la « grande pomme » relie l’univers physique d’une part, et numérique d’autre part, pour créer des oeuvres d’un autre monde.
Brouiller les frontières entre le réel, le virtuel, le tangible, le digital, tel est le dictat de l’artiste américain Jonathan Chaplin. Aussi doué avec une souris d’ordinateur qu’avec un pinceau ou un crayon, cet ancien étudiant en beaux-arts et en design exploite divers esthétismes contrastés afin de réaliser des peintures sorties d’un autre monde. Équipé d’un logiciel de composition d’images en 3D, Chapline questionne dans ses toiles l’idée d’espace, de paysage et de temps qui passe.

Ses oeuvres revisitent des sujets phares de l’histoire de l’art comme ses réinterprétations des Baigneuses de Cézanne, des Demoiselles d’Avignon de Piccaso ou des toiles de Michel-Ange. Elles représentent généralement des scènes d’intérieur et des natures mortes, le tout étant twisté d’une touche vibrante et contemporaine propre à l’artiste. Son utilisation de la couleur – souvent vive – ajoute à une atmosphère poétique les saturations des pixels d’une télévision ou d’un jeu vidéo, dont il s’inspire pour créer des oeuvres géométriques dominées par l’abstraction. Car l’humain est très peu présent dans le travail de Jonathan Chapline, préférant des toiles dépouillées et où l’espace règne en maître.






