Venise, mai 2026. La 61e Biennale Internationale d’Art s’ouvre sous le titre In Minor Keys, conçu par Koyo Kouoh, curatrice camerounaise décédée six mois avant d’avoir vu son œuvre inaugurée. Ce qu’elle a laissé derrière elle est à la fois un hommage et un manifeste : la conviction que l’art ne change pas le monde en le représentant, mais en modifiant la façon dont on regarde et donc la façon dont on pense, dont on choisit, dont on décide de quoi est fait le présent. Cette Biennale ne se laisse pas contenir entre les grilles des Giardini ni dans les nefs de l’Arsenale : elle déborde dans la ville entière, partout, des palais vénitiens dont les fresques du XVIe siècle apprennent à vivre avec des peintures ghanéennes, des sculptures coréennes et des jardins surréalistes. Notre sélection des expositions et coups de cœur à découvrir.
Internal Riot : La nouvelle exposition signée George Condo
Présentée par la galerie New-Yorkaise Hauser & Wirth, venez découvrir la nouvelle collection réalisée par l’artiste-peintre George Condo.
Depuis son ouverture le 5 novembre dernier, l’exposition présentée par le peintre américain ne cesse d’émerveiller les amateurs d’art, qui découvrent alors une nouvelle collection fortement imagée, réalisée pendant la période de quarantaine imposée par la crise sanitaire actuelle.
C’est cet isolement, cette distanciation forcée qui a inspiré l’artiste dans la réalisation de ces portait atypiques, réalisés sur toile et sur papier. Par ses œuvres, l’américain retransmis l’incertitude mentale que peuvent vivre des êtres humains confinés, les troubles psychologiques qu’une telle situation peut engendrer et qui peut littéralement fracturer l’âme d’un individu, éloigné de sa famille et de ses amis.
C’est cette dissonance, créée par cette situation inédite, l’artiste l’explique simplement : «Nous avons affaire à des forces opposées et à l’élasticité du temps». Par ces mots, l’américain met en évidence l’imperceptible peur que peut représenter une période qui n’a pas de fin, qui représente l’incertitude de par sa nature et son prolongement pour une durée indeterminée par les autorités de chaque pays.
Pour cela, l’artiste n’hésite pas à s’appuyer sur une gamme de couleurs aussi chatoyantes que ternes par moment et à jouer sur les formes géométriques de ses portraits, renforçant alors un peu plus cet étrange paradoxe que l’on peut ressentir en admirant ces œuvres d’art.
Disponible jusqu’au 23 janvier 2021, les réservations peuvent être réalisées sur internet. Découvrez la nouvelle exposition de George Condo au travers de la galerie de photos ci-dessous.



























