Ce qui est solidement établi tient en une collection : la « Book Cover », imaginée par Jonathan Anderson pour son premier vestiaire Dior, qui décline le Book Tote et le Saddle Bag en couvertures brodées de classiques littéraires, Dracula, Madame Bovary, Bonjour Tristesse, Les Fleurs du Mal, Ulysse, Les Liaisons dangereuses, De sang-froid, Moby Dick, Pride and Prejudice, A Clockwork Orange, Le Tour du monde en 80 jours, et jusqu’à Dior par Dior, l’autobiographie du fondateur de la maison. Les prix s’échelonnent de 250 dollars pour un foulard à 10 500 dollars pour une couverture en cachemire, et de 2 600 à 3 550 dollars pour le sac lui-même.
Dior « For My Real Friends » Printemps/Été 2025 : Rencontre avec Hylton Nel
Poursuivant son exploration du dialogue créatif, Kim Jones se penche cette saison sur les créations du céramiste sud-africain Hylton Nel, dont les motifs et sculptures enrichissent le savoir-faire iconique de la maison de couture.
En mêlant luxe et fonctionnalité, le vestiaire workwear et les archives de haute couture féminine prennent un nouveau sens, combinant utilité, durabilité et héritage. Les silhouettes allient sculpture et praticité, empruntant aux céramiques tant dans la forme que dans les finitions. L’humble et le noble se rencontrent dans la confection, et la fonctionnalité se développe sous l’influence de la coupe haute couture, façonnée par les artisans des ateliers Dior.
Dans le tailoring et l’outerwear, les volumes arrondis dominent, offrant des coupes sensuelles. L’inspiration haute couture est réinventée cette saison grâce à la découverte d’un croquis inédit d’Yves Saint Laurent pour un manteau automne-hiver 1958, réalisé pour la première fois et influençant d’autres looks. Le motif du col foulard, présent dans toute la collection, provient d’une autre pièce d’Yves Saint Laurent, intitulée Négatif, de la ligne automne-hiver 1960, transformée en structure céramique grâce à une technique unique nécessitant des mois de travail. Les mailles sont ornées de dessins joyeux, d’imprimés et de fermetures en céramique, inspirés par l’univers d’Hylton Nel.
Les accessoires sont à la fois ludiques et pratiques. Les chaussures adoptent la forme traditionnelle workwear du sabot, transformé en botte ou en chaussure fermée, fabriquées à la main en bois de hêtre et cuir de veau. Les derbys et bottes de motard présentent des semelles en bois et caoutchouc pour un confort optimal. Les éléments décoratifs cloutés, un autre code d’Hylton Nel, inspirent également la broderie cloutée sur les vêtements et sacs. Icône du style Dior depuis plus de vingt-cinq ans, le Saddle est l’accessoire principal, adouci dans sa construction et ses courbes transposées sur d’autres pièces.
« Dans cette collection, je voulais me concentrer sur les savoir-faire des Ateliers et des artisans qui travaillent pour la Maison : l’âme de Dior. Le récit qui s’écrit est celui de Christian Dior et de ses successeurs, qui croise ici la vie du céramiste Hylton Nel. Cette nouvelle ligne est une célébration de l’accomplissement d’une personne à travers son œuvre, son héritage et son empreinte dans le temps ; Hylton Nel et moi-même pour la maison Dior, deux chemins parallèles aux histoires différentes ; la rencontre d’une vie consacrée à la céramique et à la peinture avec une autre dédiée à la création et à la mode. Toutes deux dévouées à l’art et aux arts appliqués. » – Kim Jones
La noblesse des matières se retrouve dans les sacs, où une toile résistante est embellie de raphia ou de cuir. Les chapeaux cloche, conçus par Stephen Jones en collaboration avec Earth Age, une entreprise sud-africaine, apportent la touche finale. Crochettés à la main par des artisans locaux, avec des perles en céramique appliquées à Paris, ces créations incarnent un dialogue captivant entre ateliers, combinant artisanat mondial et local. La collection Dior Été 2025 célèbre ainsi les talents virtuoses des artisans, rassemblant et fédérant valeurs et emblèmes.
























































