L’art, chez Liaigre, n’arrive pas après. Il n’est pas convoqué pour habiller un espace déjà pensé, ni posé comme une signature sur un intérieur achevé. Il fait partie de la conception même, au même titre que le choix d’un bois, la courbure d’un dossier ou la qualité d’une lumière. C’est cette conviction rare, héritée de Christian Liagre et portée aujourd’hui avec une discrétion et une précision remarquable par Carlos Sicilia, commissaire d’exposition et curateur art de la maison, qui fait de Liaigre bien plus qu’une maison de design. Un lieu où la beauté, pour exister pleinement, a besoin de se confronter à une œuvre.
Une porcelaine de la dynastie Ming vendue à 36 millions de dollars : Le prix de 500 ans d’histoire
Lors d’une vente aux enchère à Hong-Kong, un milliardaire chinois a investi près de 36 millions de dollars pour une coupe datant de la dynastie Ming. Une façon honorable de conserver son patrimoine historique.
Les investisseurs chinois dans les objets d’arts sont de plus en plus nombreux, mais aussi les plus dépensiers. L’exemple fut donné il y a quelques temps pendant la vente aux enchères de Hong-Kong ou l’un d’eux dépensa une somme considérable pour une tasse en porcelaine de la dynastie Ming, l’une des plus grandes époques de développement de l’art en Chine. Cette tasse d’un diamètre de huit centimètres, est plus connue sous le nom de coupe de poulet de part ses dessins représentant un coq et une poule prenant soin de leurs poussins.
Seulement sept de ces coupes ont été fabriquées et il s’avère que l’une d’elle était en vente par la fameuse organisation de Sotheby, l’une des plus connues dans le domaine des ventes aux enchères de qualité.
Peu d’objets d’arts de cette époque subsistent encore, c’est pourquoi les nombreux « chasseurs de reliques » s’empressent lors d’une telle vente. Cependant, malgré le coût énorme de cet objet, il est bien inférieur à ce qu’il était estimé par Sotheby, qui avait prévu une vente à 40 millions de dollars.


