Ce qui est solidement établi tient en une collection : la « Book Cover », imaginée par Jonathan Anderson pour son premier vestiaire Dior, qui décline le Book Tote et le Saddle Bag en couvertures brodées de classiques littéraires, Dracula, Madame Bovary, Bonjour Tristesse, Les Fleurs du Mal, Ulysse, Les Liaisons dangereuses, De sang-froid, Moby Dick, Pride and Prejudice, A Clockwork Orange, Le Tour du monde en 80 jours, et jusqu’à Dior par Dior, l’autobiographie du fondateur de la maison. Les prix s’échelonnent de 250 dollars pour un foulard à 10 500 dollars pour une couverture en cachemire, et de 2 600 à 3 550 dollars pour le sac lui-même.
Dior Haute Couture Printemps-Été 2019 : L’art du cirque à l’honneur
Le cirque, source d’inspiration intarissable, l’imagination de nombre d’artistes a été stimulée par la fascination pour cet univers à la fois merveilleux et brut, poétique et essentiel. Christian Dior était un adepte du Cirque d’hiver, c’est là-bas que Richard Avedon a pris en 1955 la célèbre photo intitulée « Dovima et les éléphants », une image qui évoque à la perfection la magie et la majesté de la haute couture.
Ce fabuleux chaos créatif est le point de départ de Maria Grazia Chiuri pour cette collection haute couture printemps-été 2019. Les pièces de la collection tissent un lien entre le souvenir et l’imaginaire qui habitent le cirque et son rapport aux costumes, à la mode et à l’art.
Elle joue sur la superposition d’images : la peau tatouée de la femme, qui rappelle le cirque victorien se transforme en combinaison aux motifs merveilleux qui façonnent le corps. Les couleurs poudrées font référence à cette usure, cette fine poussière qui revêt les habits de scène. Des tutus brodés ou incrustés de paillettes, autrefois des jupes, évoquent les codes du cirque peuplé d’acrobates, de dompteurs et d’écuyères. Les chemises blanches transparentes relevées de collerettes ou de rubans comme élimés par le temps s’associent à des shorts. La tenue géométrique du clown blanc, sobre et luxueuse, est réinterprétée dans ses matières, ses broderies et ses proportions. Mais également des corsets en cuir, des marinières ou encore des vestes noires inspirées de celles des dompteurs constituent « la parade » de Maria Grazia Chiuri.
Une performance de la compagnie de cirque féminine Mimbre rythme le défilé, dans la recherche constante d’une poétique de l’inattendu. « Le cirque est présenté comme un lieu d’inclusion où le clown, dans sa dimension androgyne et asexuée, devient l’expression d’une égalité possible. Son regard révèle une modernité, et ce ne sont plus la beauté, les origines, le genre ni l’âge qui comptent, mais la technique et l’audace. »






































































